Raymond vise au dehors, comme tombe la neige
Il chope son vieux mégot, et d’une petite pich’nette
Le jette a l’extérieur, réchauffant la planète.
C’est bizarre se dit il, de la neige en novembre
J’aurai pas du éteindre le chauffage de ma chambre
A envoyer tout le temps des fusées dans l’espace
Va bien falloir qu’un jour, ça pête ou bien qu’ça casse.
Raymond aime la terre, il est agriculteur
Dans le creux de ses mains, il l’a goûte de bon cœur
Depuis quelques années elle est amère, elle pique
Va falloir que j’arrête tous ces produits chimiques ! ».
Raymond ne tressaute plus : « tiens qu’il dit ça déconne »
D’un coup s’est arrêté le Massey Fergusson
"cré vin dieu" c’est pas vrai, un beau tracteur tout neuf
Bougonne le vieux Raymond en grattant son crâne d’œuf.
Ou est le bon vieux temps, ou bœuf tirait charrue
Ce temps de la sagesse , qui maintenant n’est plus
Pas de rendement d’enfer, de torture de la terre
Avant elle était douce, et pas du tout amère.
On aurait pas bosser le jour de la toussaint
Rage en lui le Raymond en repensant aux siens
Un tour de clé d’contact, le moteur reste muet
Bon dieu il va m’entendre le vendeur de Massey !
Il enlève son casque, il écoutait à peine
Le tout dernier album de l’André Verchuren
La neige tombait encore, il relève son col
Ca tourne quand il se lève… » faut qu’j’arrête la picole ! »
Le Raymond il s’accroche au dossier de son siège
Pendant qu’à l’extérieur tombe toujours la neige
Un voile rouge dans ses yeux, il vise le marchepied
Et tombe face contre terre, celle qu’il a tant aimée.
Moralité :
Faut pas bouffer la terre dans le creux de tes mains
Triluc
Sur la route du paradis j’ai pris la mauvaise sortie
Pourtant parti de loin j’avais fait le plein d’hosties
Mais mon karma chargé manquait de munitions
Pour trouver la voie tremblante de la rédemption
Alors…
Le temps est venu de changer la roue du destin
Repartir avec de bons pieds sur le chemin divin
En écrivant l’histoire du messie de la Toussaint
Messager et sauveur des veuves sans orphelins
Mais…
A trop pêcher j’ai sombré sans filet dans l’oubli
Sacrifié sur l’autel de la foi avec vue sur l’infini
Les cultivateurs de crucifix ont fauché mon âme
Je bénis le pain en enfer au milieu des flammes
Entouré de strass et de paillettes
Je me vautre dans la luxure
Me vante de tous mes parjures
Et comme tous les jours je casse une cigarette…
Je cultive ma différence,
Pour ne pas dire mon indifférence,
De toutes ces insolentes nymphettes
Et comme tous les jours je brûle ma boulette…
En cet après-midi de Toussaint,
Je suis subjugué par tous ces seins,
Qui défilent, emportés dans ce tourbillon sans qu’ils ne le veuillent,
Et comme tous les jours je saisis mon paquet de feuilles…
Je suis sur l’autoroute de la vie,
Mon compteur s’affole
Je ne n’ai dormi que peu de nuits
Et comme tous les jours je roule cette feuille et la colle…
Psychédélikland me voilà !
Enfin je me sens raisonner à l’endroit,
Tous l’univers est résumé à ça
Et comme tous les jours un stick roule entre mes doigts !
Je m’en fume l’esprit,
Et parfois j’oublie..
Combien il est important
De tous les jours se laver les dents.
Voici un mail reçu en ce jour ... d'un auteur inconnu !
A tous ceux et celles qui pensent encore être jeunes, et bien NON !
Beaucoup d'étudiants qui sont entrés cette année , à l'université sont nés en 86 , (l'année de la mort de Coluche). Ils n'ont jamais chanté"we are the world, we are the children" ou "ça, c'est vraiment toi" , ni entendu parlé de schtroumf. Pour eux, le sida et le chômage ont toujours existé. Les Twix ne se sont jamais appelés Raiders (2 doigtscoupe-faim) et les M&Ms ne se sont jamais appelés Treets (fond dans labouche pas dans la main).
Et ils ne sont pas au courant du licenciement abusif de Grosquik à causede son embonpoint , remplacé par un ridicule lapin sur les paquets deNesquik.
Et ils n'ont jamais joué à la console Atari, , au Commodore 64, auCPC6128 d'Amstrad. Ils ne connaissent même pas Pac Man. Ils n'ont jamais vu de disquettes 5 pouces 1/4. Ils te rient au nez quand tuleur dis que les premiers PC n'avaient pas de disque dur et que les écrans n'avaient qu'une couleur. Le CD est apparu quand ils avaient à peine 1 an et ils n'ont jamais eu de 45 tours de Chantal Goya ou demange-disques.
Ils ne savent pas ce que c'est que d'écouter la radio à grandes ondes, ignorent comment étaient les anciens téléviseurs et ne peuvent pas expliquer comment on faisait sans télécommande et comment on pouvait , regarder la TV en noir et blanc.
Ils n'ont jamais vu de mire sur un écran télévision! Ils ignorent totalement qui est Candy, le Prince d'Euphor et même le danger que représente un Golgoth. Ilscroient que James Bond a toujours été Pierce Brosnan, ils ne pensent pas aux dents de la mer quand ils se baignent. Ils croient que les pattes d'éph sont une invention des années 2000 et que le téléphone avec fil est un objet de science fiction, que le minitel est seulement un objetde déco rétro.
Pour eux les patins à roulettes ont toujours eu des roues alignées et Mickaël Jackson a toujours été blanc. Ils ne te croient pas quand tu leur dis que , Yannick Noah a été un joueur de tennis avant et qu'il a gagné Roland Garros 3 ans avant leur naissance. Ils ignorent queFonzie est le mec le plus cool de la Terre. Ils savent que Giscard est un ex mais un ex quoi ? Ils se foutent littéralement de ta gueule quand tu expliques, pendant qu'ils jouent à la Playstation 2, que tu t'amusaisautant avec ton Télécran. Alors dis-toi que ces gens qui sont rentrés à l'université cette année...
Ce sont EUX les Jeunes maintenant !!!!!!
Voici quelques symptômes de ton vieillissement : Tu comprends le texte ci-dessus et tu souris en te disant "Putain de merde, mais c'est vrai enplus".
Tu te rends compte quand tu lis les journaux qu'une bonne partie des gens du show biz sont plus jeunes que toi.
Tu as parfois mal au dos et tu as des remèdes dans ta table de chevet ou dans le tiroir de ton bureau pour maux de tête, maux d'estomac...
Les enfants te disent maintenant madame ou monsieur et te vouvoient.
T'es obligé(e) de ranger ton linge toi-même.
Pas mal de tes amis sont mariés maintenant et certains ont même un ou plusieurs gosses.
Tu ne vas pratiquement plus au Mac Do.
Tu penses que le France-Allemagne du mondial 82 a été beaucoup plus marquant que lavictoire de 98 (si tu es de sexe masculin, parce que sinon, t'as pas trop d'avis sur la question).
Tu vas à la plage mais tu peux passer toute la journée sans te baigner. Si tu vas te baigner, tu penses toujours à rentrer ton ventre.
Tu trouves qu'on offre vraiment beaucoup de cadeaux aux enfants, aujourd'hui par rapport à ce que t'avais à l'époque.
Tu as besoin d'une journée entière pour te remettre d'une soirée bien arrosée (si si, avoue-le).
Après avoir lu ce message, tu décideras surement de l'envoyer à d'autres amis VIEUX, en te disant qu'il n'y a pas de raison qu'ils n'aient pas aussi une , petite, déprime comme toi, en pensant au temps qui passe...
Allez, au revoir ami VIEUX !
Allez encore un coup de vieux, La VIEILLESSE , c'est quand :
- Faire l'amour dans une voiture est absurde.
- Il y a plus de nourriture que de boissons alcoolisées dans ton frigo.
- 6h00 du matin est l'heure à laquelle tu te lèves et non plus celle à laquelle tu te couches.
- Ta musique préférée passe dans l'ascenseur.
- Tu as toujours un parapluie dans la voiture et tu regardes les prévisions météorologiques.
- Tes amis se marient et divorcent.
- Jeans et T-Shirts ne sont plus considérés comme des vêtements pour tous les jours.
- T'endormir dans le canapé donne un putain mal de dos.
- Tu ne fais plus cette petite sieste l'après-midi jusqu'à 18h00.
- Tes vacances sont passées de 130 jours / an à 25.
- Tu vas à la pharmacie acheter de l'aspirine et des anti-acidité au lieu, d'aller acheter des préservatifs et des tests de grossesse.
- Tu prends un petit déjeuner à l'heure du petit déjeuner.
- Tu ne bois plus seul chez toi avant de sortir pour économiser de l'argent.
- Tu ne fais plus de nuits blanches parce que c'est trop fatiguant.
- Et le plus important ....Tu lis ce messageet tu cherches désespérément un signe qui ne s'applique pas à toi ...
Kevin Wippermann · The Bank of New York",
Dimanches soirs ...
Marre des bouchons du dimanche soir !
Ceux qui déjà pour le lundi vous mettent en pétard !
Marre d’attendre dans les files de carrosses métalliques,
Voir chez les autres monter le stresse et la panique…
Le pire dans l’histoire de ces bouchons du dimanche soir,
C’est qu’au rendez vous du FC luco, j’arrive en retard !
Dédé la gachette, Vinz l’éclaire, ou Rougeot le râleur,
Cricri le stoppeur et Nanard le flambeur …
Autant d’acteurs, qui pour la semaine vous mettent de bonne humeur !
Alors promis je me mets aux transports en commun,
Qui paraît-il à notre environnement font du bien !
Comme ça peut-être que Rougeot râlera moins,
Que le climat sera serein et que Nanard jouera bien !?
Bref, les amis je vous dis à dimanche prochain…
Rom
Petit bonhomme, grosse voiture
Il était une fois monsieur tout le monde
Qui le dimanche voulait sortir sa blonde
Voilà pas qu’il lui montre sa grosse auto
Ça l’impressionne elle aime bien les machos
Alors sur l’autoroute il met le turbo
Il a même failli se prendre un camion
Mais il pense qu’aller vite ça fait viril
C’est pour ça qu’il s’en fout il a du style
Les petits bonhommes dans leur grosse auto
Jouent aux surhommes, sont de vrais machos
Plus ils sont bêtes plus il y a des chevaux
Mais dans leurs têtes y a que des grelots
Et voilà que ça commence à bouchonner
Ca l’exaspère, il essaie de ne pas s’énerver
Il grille tout le monde par la file de sortie
Puis il se rabat tout fier comme un bandit
Puis enfin arrivé sur Paris
Ce n’est que le début des péripéties
Périphérique bouché, putain de parisiens
Il prend les voies de bus, il est plus malin
Refrain
Il klaxonne il insulte ça fait du bien
Il se sent fort puissant mieux que ces vaut-rien
Enfin arrivé devant l’Hippo. Il faut se garer
Tiens ça tombe bien, une place « handicapés »
Mais qu’est-ce qu’elle a la blonde elle est toute pâle
Elle est pas bien elle est un peu malade
Pour se faire pardonner sa conduite dynamique
C’est décidé il lui offrira une entrecôte frites !
Refrain
Flouff
Mon vieux cœur se contracte, ça lui fait comme des plis
Je revoyais maman, elle travaillait la pâte
Bonus
Ce matin au réveil je rigole, je rigole
Mais cela ne m’empêchait pas de faire pipi au lit.
Je lisais Arsène Lupin, le roi de la cambriole,
Stevenson, Agatha Christie et Fantomas qui cabriole.
Puis, j’ai découvert les u verts de Rimbaud,
Que coulaient nos amours sous le pont Mirabeau.
Dès lors, je me suis perdu entre les lignes,
Sur les pages blanches pleines de signes,
Mots-clefs, croisés, fléchés par le poète,
A déguster blotti sous une couette.
J’ai ainsi vu la cigale dépourvue de La Fontaine,
Qui avait le Spleen, puis un homard à l’américaine,
Egaré dans l’inventaire de Monsieur Prévert,
Un albatros, dans le ciel bas et lourd de Baudelaire,
Des sentiments, des idées et des maux aussi.
Allez, rien qu’une fois, relis une poésie !
Une de celles que tu apprenais par cœur à l’école,
Et qui rendait ta professeur de français folle,
Tant, la veille, tu l’avais mal apprise.
Aujourd’hui, tu la lis, elle frappe ton hypophyse.
Rappelle-toi, Barbara et les contemplations,
Sables mouvants, Illumination, Ma bohème.
C’est quand même beau, un poème.
AD
e
Pour faire plaisir à tous ces champions, mes pygmalions,
Ceux qui rient de mes tics et de mes rimes primitives,
Moi, le pygmée des « é », me lance dans une tentative
De réformer mes habitudes. Place à la verbale révolution !
Je ne pratique donc plus que la rime en « ule » ;
Plus difficile qu’avec le « é » en sont les conciliabules,
Et pourtant, je réussis ce travail, digne d’un Hercule,
Pour inventer un monde de tentacules et autres pédoncules.
Je brûle de cet exploit qui relance mes ardeurs
De devenir un grand, de ceux qu’on appelle auteur ;
Ceux qui sont si haut qu’il gèle comme dans un freezer ;
Ceux qui sont si beau qu’il passe jamais l’aspirateur.
Maintenant que je pratique les cabrioles poétiques,
Mes rimes « ravioli » se transcendent en exploits linguistiques.
Et l’on ne trouvera plus ni gaîté, ni spontanéité ; dans mes feuilles !
Mes verbes obliques se briseront sur de savants écueils.
En conclusion, pour toute réflexion, au fond de moi, je crois,
Savoir pourquoi les politiques emploient des mots alambiqués.
Depuis tout jeune, les pauvres, ils ont été brimés dans leur logorrhée,
Interdits de pratiquer des rimes en « é » sous peine de redoubler.
Quel dommage, d’un seul coup, de leurs discours est rayé,
Des mots sympas, et que pourtant on adorait,
Y avait l’égalité, la liberté, et surtout la solidarité ;
Des mots handicapés par une racine un peu trop basanée.
En guise de conclusion, aux détracteurs des rimes en « é »,
Je n’aurai plus que mon majeur à leur présenter,
Et puis, si à la fin, les mots ne peuvent plus plaisanter,
Franco
Tenait en sa main un cric prêt à fracturer,
Toutes les portes, et les lattes du plancher,
Pour un peu d’or dénicher !
L’ami Gendarme tout de bleu paré,
Tenait en sa bouche un mégot atrophié
Parcourant les rues de sa ville
A la recherche d’un vil goupil !
La grand-mère du quartier,
Chez qui le voleur se cachait,
S’empressait de préparer le plat du mercredi,
Des vraies et pas des Buitoni, j’ai nommé les Raviolis…
L’odeur filant par la fenêtre,
Finit par attirer notre garde-champêtre,
Qui dirigea ses pas sur un air de cabriole,
Vers la maison où se commettait un vol !
Le voleur innocent, enfin pour l’instant !
Fut surpris par la grand-mère qui poussa un cri strident,
Elle alerta l’homme de loi, qui n’eu pas les foies
Enfin faut-il préciser, pour cette fois !
Et en deux temps trois mouvements,
Le policier au ventre bedonnant,
Saisi le voleur sans ménagement !
Le rouant de coups, lui cassant les dents !
Au nom de la République, il le tortura
Pensant qu’il faisait partie de l’Al-Quaida
Puis pris de remords, sans jamais vouloir reconnaître ses tords
Le mis dans un avion, lui promettant un avenir en or !
Je vous laisse deviner le futur qu’on lui a réservé !…
Un billet première classe direction la misère,
Dans un pays ravagé par la guerre,
Ou bien évidemment il est aussi un étranger…
Moralité de l’histoire,
Faut pas faire chier mamie
Quand elle fait ses raviolis,
Sinon t’iras faire des cabrioles dans un trou noir !
Lassé de cette monarchie déguisée en république
Des vestes retournées, des cabrioles démagogiques
De toutes ces têtes couronnées en chefs d’état si vils
De l’écho des sondages et des voitures en ville
Je veux juste me goinfrer de ravioli devant un bon JT
Mal armé devant un grand débat télé sur l’insécurité
En espérant qu’au fond tous les maux vont disparaître
Sans jamais se battre ou bouger d’un centimètre
Mais attention car sur le front on aperçoit de la fumée
Par inadvertance la flamme vient d’être rallumée
Au royaume des aveugles pas besoin d’être une lumière
Le borgne joue des tours alors protégez vos arrières
J’aime le mercredi
Parce que c’est raviolis
Et parce que juste après
On file dans ton cabriolet
Direction le Cabaret.
Puis là sur ton tabouret
Tu t’exerces à de drôles de cabrioles
Moi je t’admire toi mon idole
Perché sur tes hauts talons de folle
Tu gambades tes belles gambettes
Tu fais fantasmer tous les asexués.
Et quand enfin s’achève la soirée
C’est sur les fauteuils de ta vieille carriole
Que tu continues tes drôles de cabrioles
Tu me sautes tel un petit cabri
Merci à mon copain l’aspirateur
Qui partout avance et puis recule
Avec sa metalique tentacule.
Il sait faire battre mon cœur.
Spéciale dédicace au lave-linge.
Qui aimerait faire le ménage
Mais ne fait que du lavage
Quand je me gratte le méninge.
Un mot enfin pour mon amie
Qui fait toujours la vaisselle.
Elle n’est pas de celles
Qui font leur travail à demi.
A quand une robote femelle
Au comportement aussi soumis.
Les machines améliorent la vie
Mais ne sont pas aussi belles.
Et c’est bien dommage.
AD
En me levant ce matin,
Je n’avais plus envie de rien !
Plus de question existentielle,
Venant polluer ma cervelle,
Plus d’envie inassouvie,
Je creuse mon trou pour vivre enfoui.
Je suis un contemporain,
Ne comptant pour rien…
Ne contemplant que l’immense vide,
De ma petite vie insipide…
Ce grand aspirateur qu’est la vie,
N’est qu’une lessiveuse d’esprits,
Qui avec ses grandes tentacules contrôle nos vies.
La mienne ça fait longtemps que je ne la vis plus,
Je suis devenu un esclave ! Qui l’eu cru,
De cette réalité à la télé,
Qui fait de moi un entêté,
Ne rêvant que de posséder,
Pour mieux l’autre écraser …
Ouf ! ce cauchemar se termine,
J’ai bien cru y rester
Dans cette putain de réalité,
Heureusement je ne suis pas une vermine !
Et seul la joie m’anime,
Pour pouvoir encore apprécier,
Ces derniers moments d’éternité !
Romi
Depuis trop longtemps déjà ma télé commande
Et dirige mon quotidien d’être humain numérisé
Oubliant le temps d’une émission enregistrée
Que mon chemin est plus large que la bande
Passante et rampante, qui me fournit ma dose
Etendant ses tentacules de chaînes câblées
Sur le désert cathodique où pousse une rose
Un espoir d’échapper aux méfaits télévisés
En brisant cet écran plat qui sans arrêts vibre
Au rythme des réalités prêtes à consommer,
Ce bel aspirateur de temps de cerveau libre
Doit être allumé en laissant le feu le consumer
Jésus
Cheveux poivre et sel, Breitling atomique et jeune jouvencelle ;
Les attributs classiques d’un parvenu au sourire étincelle
Plein de certitudes apathiques, sur la vie, ses réussites, les parasites,
Libéral de principe, morale élastique et sincérité hypocrite.
Toujours pressé par les aiguilles de sa Rolex cline-cline-clinquant ;
Et pourtant, les poignets nus, on aura toujours plus de temps
Que ce zombie persuadé d’être un rêve pour le reste de l’humanité
Ne goûtant que l’ombre de ce que la vie aurait bien pu lui apporter.
Poupée désarticulée, tête baissé, il a fini son incroyable percée,
A contempler, sa porsche lustrée, et ses souliers bien astiqués,
Sa cravate dorée et puis au loin un tabouret renversé,
Au fond du garage, au bout d’une corde à faire le balancier.
L’Armée du Bal
Quel que soit le nombre de nos fidèles alliés
Les adeptes du Bal n’avancent jamais masqués
Quittant l’ombre pour la lumière des sentiers
Menant la légion vers le monde des guerriers
Au royaume des soldats nos poètes sont rois
Sautant sans élastique à travers l’espace froid
De la bataille contre cette étrange page blanche
Plus cruelle qu’un salut entre quatre planches
Mais la plume au poing et la rime levée haut
Brisant les idéaux fossiles avec des marteaux
Ils combattent soudés autour de cette cause
Défenseurs insoumis d’une vie en prose.
Force est de constater que notre environnement a bien changé,
On a dû boire des litres d’hydromel pour rester aussi longtemps sous anesthésie !
C’est fou quand même qu’on ait rien vu arriver jusqu’ici !
On a intérêt à se bouger pour un jour tout changer,
Ne plus se réveiller la nuit, avoir peur le jour… retrouver notre Paradis…
Marre de voir ces gens n’être l’ombre que d’eux même,
Raser les murs, baisser la tête, être sans cesse sur le fil…
Difficile équilibre, entre rêve et réalité… pour jongler il faut être habile !
L’échec et la différence sont interdits pour mieux cultiver les haines.
En voulant m’étirer tel un élastique au dessus de la fracture sociale,
Je n’ai reçu comme récompense qu’un coup de pied facial ! ! !
Ce n’est pas cacher derrière mon stylo à jeter sur le papier les mots,
Que demain matin je vais retrouver le sourire et saluer mon voisin,
Dommage vous me direz, il suffisait pourtant de lui tendre la main,
Fallait y penser mais le Respect n’est pas qu’un mot !
La Coupe est pleine…
Il y a tous les peuples de la Terre, nomades.
Les lions de la Terranga, pas si indomptables,
Les éperviers, les éléphants et les coqs français.
Il y en a de toutes les couleurs, des foncés,
Et des clairs aussi, qui dansent, en farandole,
Comme des enfants, blancs, métis et créoles.
Il y a de la vie et il y a en nous le fol espoir
Que rien ne fasse dévier le ballon de sa trajectoire,
Brosse, zéphyr ou battement d’ailes d’un papillon,
Brin d’herbe d’une motte qui fait les faux rebonds,
Ou même une petite taupe, qui viendrait taper l’ballon,
Que le Goal, cerbère en cage et au bras long,
Ne pourrait arrêter, comme une roulette castellane,
Une Panenka ou une Madjeir faite par Zidane.
Dans l’ombre, Diego s’en va serrer la main de Dieu,
Au lieu de faire, des feintes, des passes et des une-deux,
Les attaquants se faufilent comme des anacondas,
Espérant que le gardien fasse une Arconada.
Si c’est le cas : Merci ! De nada, qu’il dit,
Ou Bitte schoen, si c’est Lehman, que Kahn haï.
Si tu vois des silhouettes jaunes, c’est pas les canaris,
C’est la Seleçao, qui tire comme l’inspecteur Harry.
Au Brésil, ils flippent, quand Henry frappe,
Eux préfèrent les artistes et les flip-flaps.
Mais chacun fait comme y veut, il n’y pas de loi.
C’est qu’un bout de cuir, des hommes et de la joie.
Un peu de haine aussi, quand on a peu de QI :
" La balle n’a pas franchi la ligne… Mon cul, oui !
A mort, l’arbitre ! A lui-même, il se ment. "
Passements de jambes et pour Owen, pansements.
Et pincement de cœur pour Djib, jambes élastique,
Qu’aurait bien tapé dans la balle en plastique.
Les médecins lui ont mis des bandages mous,
Pour lui rappeler qu’ils sont comme nous,
Sauf que des millions d’yeux les contemplent, eux.
Je n’ai qu’une chose à dire : allez les bleus !
Mais point de cantiques ni de messes liturgiques
Quand je dis religion j’entends passion
Orchestre symphonique et premier violon
S’affolant sur " Le vol du bourdon "
J’entends aussi le balancement du swing
Je me mets à genoux et prie le dieu Gershwin
De me transmettre le secret de sa musique divine
Mon Ave Maria à moi c’est son Concerto en Fa
La rhapsodie en bleu m’emmène vers l’au-delà
Je crois en Mozart, Chopin et Debussy
Me transcende pour la moindre harmonie
Mon Eglise c’est mon piano et je m’y réfugie
Chaque fois que je veux communier
Et la foi vient en moi sans se faire prier…
Crucifié sans raison par un Romain en colère
Le messie fait son come-back avec passion
Apportant avec lui la connaissance et la bière
Piliers fondateurs de cette nouvelle religion
Sauveur d’une humanité sinistre et laborieuse
Il arrose ses partisans de pur malt de messe
Caressant l’espoir d’une rédemption délicieuse
Affalé dans le luxe en claquant quelques fesses
Mais tel un avant centre en manque de ballons
Il rêve d’exploser en vol et de marcher sur l’eau
Et juste pour la rime il veut sanctifier le bourbon
Puis culbuter des nonnes à l’arrière d’une twigo
POKER
Aveugle, ce soir, je perds, si je persiste.
Mais comme je veux me refaire,
Je suis, j’espère, j’insiste.
Pas besoin d’en avoir une belle paire…
De Rois. La Reine suffirait, suivie de l’as.
Hélas, son valet au tournant
M’attendait, sans sa maîtresse lasse,
La cause de mes tourments.
Si elle ne vient pas, je serais déçu :
C’est qu’elle m’aura pris pour un pigeon,
Pour une trompette, une truffe. La-dessus,
Je ne me suis pas encore fait de religion,
Quand tombe la carte, prenant son envol
Comme une feuille morte, si triste
Dans sa chute dernière. Je la toise au vol,
Espérant qu’elle y soit, se glisse dans ma suite.
Insupportable attente de Pallas, religieuse mante !
Je franchis la rivière, à Pique, le Rubicon,
Même aux cartes, les Dames mentent,
L’amante n’est pas là et m’a pris pour un con.
Fils de la bande de Gaza.
Mon nom a moi c’est David,
Tous les jours je vois ma terre livide.
Mon nom a moi c’est Antoine,
-Un saint parmi les siens-
Toujours ma bible à la main.
Je veux un jour devenir Chanoine.
Nous sommes dans le même avion
Celui qui guide nos destins,
J’ai nommé la Religion.
Cherchant a retrouver nos origines,
Nous ne connaîtrons que notre fin !
Et nous en deviendrons vitrines…
Comment au nom d’un guide spirituel,
Peut-on lancer des avions dans des tourelles ?
Pour ceux qui ont pris le vol 911,
En aller simple ou de plein fouet,
Ce matin de 2001, au mois de septembre le 11,
Je leur souhaite de trouver la paix !
Sans me cacher derrière ma croix, mon voile ou ma kipa,
Je le dis tout haut : " je n’y crois pas ! "
On ne me fera pas passer des vessies pour des lanternes,
Ni un Dieu pour un chef de guerre,
Même si notre monde a le moral en berne,
Je veux croire en l’Homme, même si lui n’y croit guère…
Flouff
Les près sans colchiques mais avec du fric
Un jour, le soleil rieur m’a baladé,
Par la main, m’emmenant au Près ;
Quartier urbanisé, rempli de toute beauté
Montrant les gens, il m’a chuchoté :
« M’en fous de leur paraître,
Parodie de vie, la vraie à ce qui paraît,
Celle qui peut s’acheter, en toute impunité,
Aux rayons cosmétiques de leur supermarché.
M’en fous de ce bien être,
Affiché, affalé à la terrasse des cafés branchés,
Mieux être en barquette qu’il suffirait de paître
Au Bon Marché, le pré de tous ces bovidés. »
Eberlué, Ebahi par tant de conneries,
Chauffé par ces diatribes solaire,
Eclairant, une part de vérité ; horrifié,
J’ai du me résoudre à formuler cet avis :
Conditionnés dans cette cité « papier mâché »,
Leur vie rêvée est en fait un décor de ciné,
Illuminé, Echafaudé par la monnaie,
Où la scoumoune n’a plus droit d’entrée.
Franco
Vade me cum
Aux aubes mortes des matins passés
Vivaient les braises de nos adieux
Les périscopes éteints aux yeux braisés
En sous-marins des cieux odieux
Elle est morte sa bouille poupon d’ange
Que pissent les crotales vieillissants
Les yeux gavés des fanges
Des marais qui bouillonnent au levant
Des godets aux tasses décantées
Des whiskies de l’Ecosse ancienne
Où l’on lit dans les écorces échevelées
Le bistre des vaigres puritaines
Vaillances débusquées des vits grinçants
Un fantôme très antique qui me hante
Les délivrances des pulsions grisonnantes
Surgissant encore des glaciers émergents
Va donc au-delà de ces océans
De béjaunes goguenards gavés d’espoirs
Me chercher celle qui en son temps
Cumulait les offices de mes messes noires
Qui me délivre ces pensées en ma cervelle batelantes ?
Car par delà les romantiques épures
Je vois un entassement de carcasses suintantes
Vomissant un liquide amer et impur
Et les ravages des barbares avinés et ravalés
Des hordes innombrables et qui labourent mon âme
Dans un chant comme un champ dépravé
Dans cette cadence née du clapotis grinçant des larmes
Et l’ignoble ressac de leurs diatribes vénéneuses
Qui me perçaient telles des odieux serpents
M’auraient perdu comme une vilaine danseuse
Qui m’hypnotiserait d’un éclair lactescent
Puis me voilà bercé dans un roulis nacré
L’image imprimée dans la rétine
Comme un de leurs foutus chants sacrés
Un sein oblong en guise de tétine
Je vois le Mort qui hier haranguait
Les foules visqueuses en bestiaux honteux
Un ancestral troupeau de clampins aux aguets
Pareils à ces cafards aveugles et comateux
Qui nagent et folâtrent dans mes chairs
Me brûlant comme des embruns d’éther
Et à mes basques la persistante scoumoune
En ses airs obsédants de vieux chant pachtoune
Adieu donc les matins indolents
Les satins enivrants, les soupirs d’enfants.
Bonjour donc scrutations éternelles, râles affreux
Déments satyres et démons ténébreux.
MAL
« Je me lève et je te bouscule »,
Ce n’était pourtant qu’un geste maladroit,
Un régime sévère s’annonce,
Si on était au bled je dirai que ça sent la scoumoune,
Cette fois je me lève, pour ne plus revenir,
On aurait pu vivre une belle vie,
Qui matait par la fenêtre de ma salle de bain
Hissé sur le dos de son compère l’âne malin,
Propriété de cet acteur américain
Ayant fricoté avec une belle taille mannequin.
L’an(e)-a-« crouse », plutôt du genre gros lourd et taquin,
Se cambra pour modeler son fameux crottin,
Zappant son rôle d’échelle à ce petit coquin,
Déséquilibré, il atterrit entre mes seins.
Le nain entreprit de me faire un gros calin,
Il eut pour réaction sa joue contre ma main.
Excité, il partit en syncope ce crétin.
Après une bonne douche froide et un puissant vaccin,
Il partit bredouille, tristoune, sans son précieux gain ;
Ses desiderata restés dans son écrin.
Une fois au dehors, il essuya un crachin
Son bon ami l’âne l’attendait blafard de teint
Bien qu’passer incognito devant c’pelage brun
Il eût été préférable ce poisseux matin.
Le chien scrutait le malheureux d’un peu plus loin
L’air moqueur avec un petit sourire en coin
Attendant le journal de son maîtr’ féminin.
Absorbé par la scène de ce couple si soudain,
Il ne vit pas le facteur lancer les botins
Au lieu de son habituel léger quotidien.
Il finit par gober les graviers du chemin
L’âne, hilare, pissa sans le voir sur son copain
Qui explosa sous pression du jet jaune poussin.
Lilli
Adeptes de la rhétorique
Le chef de ces gredins,
A coup de 49.3 et de CPE,I
Citoyens laissez vos desiderata au placard,
Je rêve souvent d’être apatride,
Ce soir, je vais les combler, moi,
Barre toi! Fi de tout cela… taratata,
Arrh ! Si j’ai bien compris, c’est fini ; c’est tout.
Tu m’as prise pour une ado, une miro !
Desiderata d’un désir fané par tant d’ecchymoses
Viens avec moi, l’Ami, où nul autre n’est allé,
Viens ! Suis-moi !
Des idées ratées j’en connais,
Moins de chômage bien sûr
Le C d’une crise douloureuse
Les pavés refleurissent en ce printemps
Platitude doctrinale d’un minable sans relief,
Qui n’admet ni diagonale, ni transversale,
Qui pense régner en maître, sur son fief,
Trônant fièrement sur sa matière fécale.
Son paradis, rempli d’aigris, d’êtres bancals,
Rien d’original dans un vide si sidéral,
Des barreaux verticaux, et jusqu’à l’horizon,
Des chaînes, des sillons, et des prisons.
Un monde en deux dimensions pour l’avorton,
Le propre, le sale ; le bon aryen, le bon à rien.
Attention ! Le nain au portillon porte, à la main,
Une échelle pour gagner les présidentielles.
Franco
Le nain qui s’plaint
« Une question : comment fait-on
Quand on naît nain avec une main
Qu’on n’y voit rien qu’on s’prend les coins
Qu’on sent l’parfum du cul des chiens
Comment fait-on quand on naît bon
Trop bon trop con et en plus blond
Qu’on est trop p’tit pour faire pipi
Plus loin qu’son nez sans s’inonder ?
Comment fait-on sans faire de bond
Pour embrasser sa bien aimée
Sans déprimer et s’résigner
A n’emballer que des pygmées ?
Mais comment faire pour pas déplaire
Quand sans échelle et sans parcelle
Tu te rétames sur l’macadam
Et tu bois l’eau des caniveaux ? »
Moi j’en sais rien je suis pas nain
Je suis trop grand là dans mon champ
Je mange des grains sur TF1
Etre Géant Vert c’est ça l’enfer !
Floff
Un Nain Résigné
Dehors c’est l’insurrection, me dit-on !
Les villes sont à feu et à sang, écoutez ces hurlements…
Tout ceci est le fait d’un nain méchant,
Qui nous mitonne pour 2007 un programme aux petits oignons.
Son cheval de bataille c’est l’immigration,
Tout le monde dehors, c’est sa solution !
Je rêve souvent de prendre mon échelle
De monter sur les toits, et admirer la vie : « Dieu qu’elle est belle ! »
Justement Dieu, c’est à ton tour d’en prendre pour ton grade,
Général, et enjeu, du foutoir dans lequel nous vivons
,Nous devrions supprimer, ton œuvre et ton nom,
Pour qu’aucun fou qui se réclame de ton sang, ne soit à retardement une grenade !
Notre monde est psychédélique, mais malheureusement il n’y a plus de beatnik
On est passé de Peace and Love à Haine et Guerre, et tout ça en un éclair !
L’enfer c’est les autres (comme dirait l’autre), on ne se supporte plus, c’est ça le hic !
Alors si le bonheur est dans le prés, je veux le mien laïque et isolé !
Pour y cultiver paix et sérénité, en y légalisant la THC,
Plutôt que de voir ce monde se foutre en l’air !
Rom
Dwarf Killer (White Snow Remix)
Cours jolie princesse dans les bois, apeurée
Seule et pourchassée par une horde de nains
Assoiffés de ta chaire blanche et immaculée
Sept créatures poilues agiles de leurs mains
Cours jolie princesse dans cette forêt sombre
Hantée par le bruit de leurs pioches acérées
Tournant dans les airs et agitant leurs ombres
Se rapprochant doucement de toi avec avidité
Dans cette histoire le miroir t’as condamnée
A vivre dans la terreur car tu es la plus belle
Et un quartier de pomme va à jamais t’obliger
A être prisonnière d’un gouffre sans échelle
Jesus
Que sont les sept nains devenus ?
Quand tremble la riche terre, à 7 sur l’échelle de Richter
Y’as pas de mystère, ils s’terrent à 7 dans une souricière.
Ils restent au fond comme le tanin et ça fait tout un tas de nains.
Dès lors, ils se disent que ça ne peut qu’aller mieux demain.
Quand ils en ont assez, ils sortent à 6 d’un trou de golf.
Par ici la sortie de ce par 6, bien qu’au fond soit resté Prof.
Pas de pot, il n’est pas sportif. Il a dit « bof ! Moi je reste assis ! ».
A croire qu’ils n’étaient pas si potes, puisqu’on l’a laissé ainsi.
Quand ils font la fête, ils n’invitent ni Dormeur, ni Grincheux,
A guincher. Ils feraient trop chier, autant qu’ils restent chez eux.
Ils invitent 4 naines, pas très saines, qu’ils prennent à 4 pattes.
Ils se font même sucer jusqu’au sang, comme dans les Carpates.
Simplet n’a que des seconds rôles dans des sitcoms pas drôles.
Il n’est pas doux comme un agneau à cause de la gnôle
Qu’il boit toute la journée, avec ses 5 potes trolls et
5 autres ignobles gnomes, qui sont vraiment trop laids.
Pas comme Blanche-Neige qui croit que Timide l’aime en secret.
Elle voudrait lui offrir ses lèvres dorées, d’un geste romantique,
Sans se pencher, comme une statue de la Rome Antique,
Pour qu’il y dépose, chaque jour, mille et un baisers sucrés.
L’innocente pense que pour le pygmée, tout est big mais
Qu’il suffira d’une paire d’échasse pour s’aimer et
Que si leur amour est vrai, éternel et brûlant tel un soleil,
Pour elle, il décrochera la lune, pendant son sommeil.
Lui lève les yeux vers la nuit, cherchant sa bonne étoile,
C’est une échelle, qu’il veut, pour re-goûter au star-system ;
Pas besoin d’ailes, qui l’emmèneraient au 7ème ciel,
Il a déjà sa coke et ses rêves artificiels.
AD
Aujourd’hui je vous le dis
Je suis à l’aube de ma vie
A l’heure où tout est possible
Je tente d’atteindre ma cible
Je suis l’agneau qui vient de naître
Je ne me lasse pas de me repaître
De toutes les nourritures terrestres
De toutes les sources célestes
Si ma vie est un roman
C’est à la préface que j’en suis vraiment
Si elle est une musique
L’anacrouse en est sa réplique
Alors je vogue au gré du temps
De pas chassé en pas croisé
De la syncope au triolet
Je vise la vie qui m’attend…
Flouff
Ma vie m’a toujours semblé, décalée.
C’est à ni rien comprendre, et à se demander
Pourquoi certains se pendent , alors qu’ils peuvent encore rêver !
Le rêve est universel,
Et à tous nous donne des ailes…
Mais certainement pas pour voler,
Dans les sacs des vieilles, et les TGV !
Pourquoi vivons-nous entourés d’agressivité,
De violences et de peines à perpétuité ?
Ne sommes nous pas faits pour vivre ensemble,
C’est la syncope qui nous guette, il me semble !
La vie est une comédie musicale
Dont on refuse le bouquet final.
Alors profitons du Bal,
Plutôt que de nous envoyer des balles …
De cet opium qui fragmente mes pensées,
Soulevé par un souffle braisé, fruit des solaires ondées,
Et si tout ceci n’était qu’un rêve, des vibrations
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