Que l’on nomme accessoirement Dieu,
Descendit de sa stratosphère imaginaire
Pour s’amuser et lancer une guerre !
Pour admirer ses combattants,
Il se calla dans son hamac
Tendu dans la canopée
On aurait dit un vrai Mac
Souriant de ses blanches dents,
Et admirant sa Biodiversité !
Il avait voulu un monde parfait,
Désormais il le déglinguait,
Ça fait des siècles maintenant que ça dure,
Presque autant que son imposture !
Voilà mon enfant je referme ce livre,
Fini les contes et les cauchemars
Je me suis encore rendu ivre
Et parle comme un vieil Anar
Rom
On a construit des parkings à la place des jardins
Détruit l’eau des rivières en s’en lavant les mains
Le bateau ivre de l’humanité coule en sifflotant
Tant qu’il y a du pétrole le dollar est gagnant
Les murs toujours plus hauts entourent les villes
Les souvenirs de canopée seront bientôt fossiles
Le déploiement durable du néant nous sauvera
En consommant plus vert j’enrichie les dégâts
Après les destructions des profits, des marchés
Un devoir de mémoire pour la biodiversité
Et nous montrerons fièrement à nos enfants
La photo numérique du dernier éléphant
Jesus
Prenez deux amoureux
Ne sont-ils pas heureux?
Ajoutez-y un larbin
Cela ressemble à la fin...
Mettez le tout dans un saladier
Ne laissez rien dépasser
Ajoutez une pointe de jacinthe
Non, non, pas de feinte!
Asperger de vin
Surtout pas de levin!
Touillez jusqu'à faire de la pater
Non surtout il ne faut pas renifler!
Enfin laisser reposer
Et servez cela au petit déjeuner
Regarder maintenant votre chat se regaler
N'est ce pas à pleurer!
Conclusion : que ne faut-il pas faire
Pour montrer à votre etre le plus chere
Que s'entre aimer
Peut se résumer à cuisiner un jolie entremet!
Pomme de terre
Nous voici arrivés au bilan de notre vie,
Nous voici parvenu un premier constat établi.
On avait tous envie, à l’image d’Henri,
D’un jour avoir réussi nos vies…
On s’était entretenu sur notre possible avenir,
On était parvenu à un consensus habile,
On avait entrevu la possibilité d’entretenir,
Des relations soutenues, et un amour subtil…
A 7 ans je voulais être pompier,
Pour éteindre notre Terre incendiée,
A 17 ans je me voyais médecin,
Sauver le monde à l’aide de mes mains !
Aujourd’hui, je ne sais toujours pas,
De quoi mon avenir sera fait,
Mais dans tous les cas, je te le dis c’est un fait,
Ce ne sera qu’avec toi !
On s’était entretenu sur notre possible avenir,
On était parvenu à un consensus habile,
On avait entrevu la possibilité d’entretenir,
Des relations soutenues, et un amour subtil…
Je me délecte de tes lèvres pourpres,
Tes entremets généreux, ne vire pas au pourpre,
Tu es si belle à mes yeux !
D’une intelligence rare, d’un esprit malicieux,
Il m’a suffit d’un regard pour me noyer dans tes yeux,
On s’était entretenu sur notre possible avenir,
On était parvenu à un consensus habile,
On avait entrevu la possibilité d’entretenir,
Des relations soutenues, et un amour subtil…
Maintenant c’est convenu,
Nous avons signé ce pacte convaincu !
On s’est promis amour et fidélité,
Et bien évidemment de s’entraider,
S’entr’aimer, sans jamais se déchirer.
Rom
Prince Charmant
Dans la haute tour du château, languie, emprisonnée
La plus moche des princesses dont on puit rêver
Ses cheveux sont de paille, mais on prétend aussi
Qu’il lui manquerait un œil et qu’elle pète au lit
Fille d’un souverain ivre et d’une bouche d’égout
Sa très noble croupe n’inspire que le dégoût
Le dragon protecteur, devant sa grande laideur
A mis fin à ses jours avec un sécateur
Et les preux chevaliers pourtant surentraînés
Ont de loin préféré entre eux s’entraimer
A tenter l’aventure je serai donc le dernier
Prince des charlatans sans le moindre denier
Je quitte la taverne après quelques godets
Entremets anesthésiant mon esprit simplet
Sur la route dans le lointain j’aperçois le donjon
Elle me fait des grands signes avec son moignon
L’amour rend aveugle, espérons le pour moi
Peu m’importe la vue si j’ai tout l’or du roi
Jesus
Prince sans terre, mon trône reste nomade,
Des wagons de souvenirs pour seule richesse,
Comme des toiles de maître qui apparaissent,
Dans mon esprit vaguant après la dragonnade
Fragments d’une ligne de vie sans perspective,
Bribes de portraits, brèves apparitions,
Gisent comme des soldats en dormition
Epars sur le champ d’une bataille furtive
Sur le rail de ma pensée, file à vive allure,
Bille en tête, cette image, ta chevelure
Sur ton beau visage, et tes yeux, ce qui m’a plu
Et je revis en mon âme qui se fissure
Le plissement de tes lèvres à la commissure,
Quand tu me souriais mais tu ne souris plus
AD
Les employés étaient en transe
La fourmilière tout en émoi
Gigotait sec dans tous le sens
La terrible pression était bien la !
Parlons en donc de la pression
Raymond collé contre le bar
Chargeait la mule avec passion
une p’tite dernière et puis je pars! »
En ce jour tant attendu
Les pieds de tous en starting-block
Le record c’est sur sera battu !
Sur le fumier chantera le coq
Raymond encore se soulageait
Trente cinq demis, faut évacuer
Sortant du bar il titubait
Maintenant, y’a pas, faut bien rentrer
Le TGV sur les rails glisse
Record à battre 500 km/h
Juste un wagon et deux motrices
Les arbres se couchent dessus les fleurs
Raymond s’engage puis il vacille
Une fusée passe, record battu !!!
Un choc, notre homme, rond comme une bille
Chez lui, pour sur rentrera plus !
Triluc
Hard Working Messiah
J’travaillerais pas si j’avais vraiment le choix
Pour m’occuper l’esprit j’irais m’péter la foi
J’assécherais par wagons le whisky et la bière
Et passerais au couvent à l’heure de la prière
J’travaillerais pas si j’avais vraiment le choix
On m’retrouverait tout nu, enlacé à une croix
Au milieu des mendiants et des catins en pleurs
Je jouerais les martyrs dans le sang et la sueur
J’travaillerais pas si j’avais vraiment le choix
Je reprendrais mes billes et les planches de bois
Pour enfin construire le plus beau des bateaux
Et sauver des eaux douces mes amis les poivrots
Quoi qu’il en soit j’crois bien que j’ai pas l’choix
Car dans mon jeu maudit ,aucun as, aucun roi
Seulement un triple six aux allures de fête
Synonyme d’emploi au service de la bête
Jesus
Je pensais qu’ici c’était Paris
Je me voyais déjà avec les Princes du Parc
Faire la Ola et crier Merci !
Le titre à portée de main
Il a fallu qu’un toulousain enragé
Un messin cannibale
Ou encore ce bon Chabal !
Viennent nos joueurs fracasser,
Franchement, y avait pas besoin !
Je voudrais bien aller sur le terrain
Remplacer deux ou trois clampins
Marquer des buts, gagner des points !
Je rêve d’être un entraineur tortionnaire
Réglant à coup de barre de fer,
Les états d’âme et les carrières !
A chaque corner manqué
Une piqure de rappel,
Pas contre le tétanos ou la variole,
Mais contre les pleurnicheries de tafiolles !
Je veux voir des hommes et des battants,
Revivre les frissons d’il y a dix ans,
Du temps où l’on marchait sur le toit de l’Europe,
Mais ça me parait bien compromis,
C’est plutôt la L2 qui nous est promis,
Comme disent les ricains : « There is no hope ! »
Rom
Christmas Butcher
Le Père Noël cette année est devenu cannibale
Il découpe des enfants dans une boucherie halal
Dans sa grande hotte il n’y a plus de cadeaux
Il porte à la ceinture le plus long des couteaux
Fini les bon sentiments assis au coin du feu
Il tronçonne des bras avec un air joyeux
Pour lui le tétanos est synonyme d’espoir
Le vieil homme en rouge est une peste noire
Il a troqué son traîneau contre un char d’assaut
Aiguisé ses dents comme la lame d’une faux
Les sapins perdent leurs aiguilles à son approche
Lui rigole doucement quand il vous embroche
Le 24 au soir pas d’excentricité, restez éveillé
Le piège à loup dans l’âtre de la cheminée
Pourrais s’il le faut vous sauvez la vie
A moins qu’il ne soit rentré sans un bruit
Jesus
Océan pacifique, avril 1903Beau temps belle mère, jolie croisièrePont supérieur y’a pas un chatLa nuit faut dire c’est la misère.
Cannibale, voyageur de première a une petite faim
En classe Eco c’est plus galèreDe ou il est il sent bien le fondLe beau temps la belle mèreOn voit pas l’ciel de toute façon.
Tétanos voyageur de la cale a un p’tit peu la dalle.
Tout à coup une sirène, un remous puis le chocCannibale et tétanos se retrouvent en canot…
……………………….6 jours plus tard………………
Cannibale affamé chopa le tétanosEt lui rongeât les chairs pratiqu’ment jusqu'à l’os.
…………………………1 mois plus tard…………….
Cannibale n’est plus…Rongé lui-même par le Sieur tétanos……………………….
Moralité :
C est pas parce que tu voyages en 1ere que tu ne peux pas attraper le tétanos…. Et toc !
Triluc
Message de service :
Le petit Rougeot est activement recherché par les activitistes militant du Bal des Poêtes pour le traduire en justice au vue des faits qui lui sont reprochés : terrorisme lexical ! Car après nous avoir proposé le si séduisant mot "Euplectelle" (certainement tiré d'un reportage de Chasse & Peche, diffusé à une heure bien avancée de la nuit que tous les alcooliques connaissent^^) il n'a pas cru bon de nous proposer ne serait-ce qu'un avant goût de sa substantifique création !
Jugé coupable par contumace, tout signalement pourra nous aider à le retrouver pour que sa peine de "Pôête à perpétuité" soit appliquée !!
Clopinettes et Euplectelle
J’ai vendu mon âme il y a longtemps pour des clopinettes
Un royaume dévasté et quelques paquets de cigarettes
Rien ne pousse plus sur les pentes arides de ma pensée
L’alcool a depuis un long moment remplacé la rosée
Les muses se sont transformées en harpies décharnées
Armées jusqu’aux ongles d’intentions bien aiguisées
Déguisées en sirènes esseulées pour corrompre ma foi
Et changer à jamais mes triomphes en actes hors le loi
Désormais mes inspirations aspirent à une résurrection
Et le fond de l’océan en fusion réveille les pulsions
Remplaçant la simple euplectelle par une étoile de mer
Qui perdue dans les eaux sombres aperçoit la terre
Jesus
Assis dans mon fumoir
Enroulé dans mon peignoir
Je me calle au fond du club
Impression illusoire…
Il y a comme un air de Dub !
Enivré par le rythme
Je saisis mon paquet
Me gratte une clopinette
Toujours sur cet air de fête
Je reste toujours au taquet
Et continue de suivre le rythme
Au détour du journal
Un appel au voyage
Une île tropicale
On dirait un mirage !
Je me vois en Euplectelle
Accroché a mon rocher
Par le soleil doré
Aucune démarche intellectuelle …
Mais le morceau se termine
Je raccroche au réel
Que j’étais bien en euplectelle !!!
Mais faudrait pas que ça me mine !
La vie est belle et j’en profite,
J’aime quand mes sens s’agitent,
Sourire aux lèvres, yeux pétillants,
Je sors de ce club avec le moral d’un gagnant !
Rom
Roule moi un joint, N’oublie pas le Vin !
Moi je te donnerais de quoi penser demain !
Nous ne dormirons pas sans être certain
D’avoir ruiné toute ta raison, celle qui te maintient
Debout, en vie, en vrai, et c’est déjà bien.
Ma vision déraille et je me vois en train
De te toucher, d’élargir toutes tes anfractuosités…
Physiques, psychiques, lubriques ou névrotiques.
Tes petites fêlures qui rendraient fou un psychotique.
A voir mouiller tes synapses, toutes défoncées, éberluées.
Je me fous de tes habitudes comme de mon brevet d’étude !
Redescend de ta lune, isoloir de tes certitudes.
Le père noël est mort et le père fouettard n’est qu’un connard…
Le premier a trop tisé et l’autre s’est suicidé
Après s’être fait violé par le rêne en rut du barbu alcoolisé.
Dis moi ça donne quoi un prion en pleine réflexion…
Une synapse qui surchargée rentre en fusion.
Et dans ton cerveau combien d’électrons en pleine excitation ?
Pas besef, ça se voit, le fion par terre, un air abscond,
Pour oublier que t’es si con, t’aurais besoin de tes cachetons.
Et toi là, cache ton… qu’il ne saura voir sans se lancer en pleine masturbation
Eh toi là, rapporte à boire… puisqu’il n’aura pas le stupre et la fornication
Il a abandonné, lit peu ce qui pourrait le rendre un peu moins
Sans fric, sans froc, autant sombrer dans l’illusion
Qu’un jour peut être sa main prendra la forme d’un corps girond..
Franco
Je suis un poète à la rime sempiternelle
Et en ces lignes je me confesse devant l’éternel
Des coups, des claques j’en ai pris à la pelle
J’utiliserais bien à mon tour le manche de cette pelle
Pour recadrer certains prétendants,
Ces guides du bien pensant,
Ceux qui nous font courber l’échine,
Qui exploitent les enfants en Chine !
Aujourd’hui le paradigme a changé
Fini de se cacher dans ces anfractuosités
Pas la peine de parler en ellipse,
Où quand le sujet est abordé de jouer l’éclipse !
Ne devenez pas des robots des villes,
Vacants à des activités futiles
Pensez pour exister mais surtout réfléchissez !
Nos vies ne valent pas d’être gâchées …
J’ai cependant cette pointe d’espoir,
Que notre monde ne soit pas si noir,
De pouvoir sortir de chez moi le soir,
Sans avoir peur des comportements barbares …
Alors ami réagit !
Prends une plume et écris !
Dénoncer les injustices est un hobbit !
Mais surtout n’oublie pas de vivre ta vie ….
Rom.
Si tu me dis que tu m’aimes sur MSN,
File-moi ton adresse de messagerie,
Que je te donne rendez-vous près de la Seine.
Là-bas, pas sages, on fera des singeries.
Si on accroche, je t’enverrai des SMS,
Pleins de bisous et de mots tendres,
On f’ra l’amour et milles caresses
T’as tout l’Kama-Sutra à m’apprendre.
Si ton clitoris fond comme un M&Ms,
Je te demanderai en mariage un jour pluvieux.
Ton joli cœur vaut bien une messe,
Et si Dieu veut, on sera heureux.
Puis t’as vu une paire de fesses sur l’MMS,
Elle était à une fille plus jeune d’âge,
C’était pas la tienne, tu t’es dit Mince,
Qui aurait cru, qu’il fût volage.
AD
Convoler en justes noces
Est, ma foi, pour l’homme volage
La fin de « l’Aventure ».
Enchâssé dans le carcan doré
Le la sainte fidélité,Il effacera le jour de son mariage
Les pages roses de son répertoire.
Il omettra sans doute
D’en arracher une.En mémoire de celles
Dont les prénoms pétillent.
Juliette, Raymonde, Jeannette et la Lulu.
Ah…lulu… bon dieu si j’avais su……….
Une tape sur l’épaule
Le curé est bien là,
Posé droit comme un i
Le sourire narquois.
Le piège s’est resserré,
L’homme en croix lui, le fixe !
Fais donc pas le mariolle
Qui lui dit à l’oreille..
Avant que de tromper
Pose un œil sur la croix..
Pfouuuuuuuuu……….
Tout à coup, la question :
Voulez vous pour épouse……….
Nature, humain et respectueux….
Raymond dans un élan de franchise….
Dit :
NOOOOONNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!!!
Triluc
En route pour la joie ou la galère
Sous les galets, une froide colère
Mon chemin pavé d’interdictions
M’éloigne en mesures de la raison
Une mélodie pour guérir l’infection
Résonne au cœur de nos créations
Personne pour nous féliciter
Le bonheur est dans la futilité
Un instant magique de fertilité
Une douce dose conte l’oisiveté
Dans un grand champ de possibles
La mauvaise herbe est nuisible
Je me transforme donc en cible
Et mes nerfs deviennent sensibles
A force d’essayer sans répits
De placer plasma dans une poésie
Jésus.
1885, il est sept heure du matin
Une rafale soudaine déporte le bonhomme
Il retient in extremis son chapeau de l’envol
Ce temps gris et instable lui redonne le sourire.
La lumière par instants accroche les parois
De ces falaises blanches fragiles mais millénaires.
Les galets érodés par la mer et le vent
Roulaient dessous les pieds de ce touriste curieux.
D’un geste sur et pro, il posa chevalet
Le pinceau à la main, le regard sur la craie
Monet ce jour encore magnifia Etretat !
Raymond désabusé mit en off le plasma…
Il regarda Germaine d’un air désabusé :
« Arté c’est nul comme chaîne, bougonna le Raymond
J’ai pas acheté de plasma pour mâter des galets
Passe la télécommande, je vais mettre « chasse et pêche » !
Triluc.
Un point danse au loin, un cœur qui palpite
Mes tentacules touchent les galets, je suis trop prêt !
Flanqué de deux ombres le bois craque et crépite
Flasque flaque de plasma sur le sable frais
Il a une main sur mes hanches, l’autre sur ma nuque
Ôte mon chapeau et…Ses lèvres ! Je suis trop prêt !
Chaleur et couleurs je ne comprend pas se truc
Vide fiole d’Eau Bénite sur le sable frais
Je touche une flamme doucement je m’allume
Je me consume et…Ses lèvres ! Je suis trop prêt !
Mes volutes de fumée montent à la lune
Chaudes cendre de chanvre sur le sable frais
D’avoir fait tant de feux avec toi mon ami
Quelque part en moi la chaleur de leurs braises
Yeux clos pour mieux voire notre dune jolie
Assis sur le sable frais, « Ben on est à l’aise »
Symlex.
Légende d’un chasseur
Dans un petit village, non loin d’une forêt
Avait toujours régné, une profonde paix
Mais depuis quelques temps, des avis divergents
Engendraient une violence et des affrontements
A la levée du jour, les chasseurs s’en iront
A coup de galets, à coup de bâtons
Détruiront la forêt, et tous ses habitants
Et ne penseront jamais, aux animaux souffrants
Mais dans la matinée, la forêt fut vidée
Et tous ses habitants, furent en sécurité
Dans une petite maison, légèrement éloignée
Un petit nid douillet, pour leur sécurité
Les hommes étaient en marche, tous étaient attelés
Pour livrer une guerre, sans bonté ni pitié
Mais à leur arrivée, ils furent embarrassés
Devant cette forêt, étrangement apaiser
Personne ne fut blessé, les chasseurs ont conté
Qu’une fée immunisait, cette noble forêt
Contre toutes les âmes, bien mal intentionnées
Cette jolie légende, fut tellement partagée
Qu’elle devient aujourd’hui, un dessin animé
Sur les écran plasma, des enfants trop gâtés
Qui n’ont jamais tenté, de simplement rêver
Lilou.
Humaine Inanité
Que n’ai-je vu de mes yeux,
Vu ce qu’ils firent de mon temple,
Des ruines ou presque, que je contemple,
Sans reconstruire, par paresse.
Mais s’il m’en prend l’envie insigne,
Caressant le plasma sableux,
Il suffira d’un signe pour qu’infantile
Je bâtisse un château qui périra d’un geste.
Que n’ai-je vu de mes yeux,
Vu ce qu’il resta de l’enfoui monument.
En fuite, en l’espace d’un moment,
L’océan impénitent vit, vient et nous prive
D’une part de rêve infime sur la grève infinie.
Que n’ai-je laissé ma pelle et mon seau
A d’autres architectes moins sots,
Avides d’un palais, non moins fragile.
Babel de galets, fallait-il y croire plus fort,
Pour qu’elle connaisse un meilleur sort.
Que n’ai-je vu l’évanescence,
Les mouvements amples de la mer,
Fendillant l’œuvre puérile, pareil au vent.
L’âme en deuil devant le vain,
Perle une larme à l’œil
De l’orgueilleux gamin.
AD.
Je vais vous compter l’histoire de Roger,
Qui loin de l’agitation des villes, loger dans son canapé,
Incubait sa vision d’un monde parfait !
Il imagine un monde meilleur,
Qui se passerait bien de labeur,
Où l’argent coulerait a flot,
Pour consommer à gogo …
Il rêve de grosse voiture,
De couvrir sa virtuelle femme de parures,
Plus besoin de vider ses ordures,
La technologie répondra à tout !
Il rêve d’écran plasma, et de Tombouctou
De voyages en jets aux frais de la princesse,
De vêtement qui en jettent et de nuits d’ivresse,
Bref, il exalte toutes ses faiblesses !
Malheureusement, pour Roger,
Il va bien falloir se réveiller,
Et de ce canapé se relever !
Il va devoir astiquer
Sa collection de galets,
Tristes relents d’une vie gâchée …
Ce n’est pas tout de s’imaginer,
De rêver et de se projeter …
Il faut avoir l’envie d’aller au bout,
Si on ne veut pas voir sa vie se charger de cailloux !
Rom.
Nous voici rendu au pays des anges
Mon Dieu que le décor est étrange !
Point de couleur, point de saveur,
Juste une impression virginale
Ebloui par tant de blancheur,
Ce monde me paraît déjà moins génial…
Retour dans le temps, retour sur Terre,
Là où je vivais une vie amère …
Rien de bien méchant pour être sincère,
A peine ai-je bu quelques bières…
J’aurais préféré finir grabataire !
Malheureusement ma fantaisie fut dramatique,
Pourtant je le sais que je suis alcoolique,
Et comme Bukowski, pour bien me conduire,
Sur le Whisky j’aurais dû ralentir !
Mais tout a défilé si vite,
A peine mariés qu’elle me quitte,
J’enfourche donc mon jouet diabolique,
Et je me prends pour tonnerre mécanique
Cheveux au vent sans protège dent,
Cette garce de mort m’attendait au tournant…
Romi
Aucune fantaisie que de mourir à onze ans
Rien de dramatique pour un martyr désigné
Mosquée, temple, nez à nez je ne suis pas choqué
Etant agnostique, pourtant, je laisse libre les gents
Que mon voisin se tourne vers la Mecque, très bien
Que l’autre caresse le ventre de bouddha, très bien
Si seulement, chacun respectait l’autre dieu
Si l’on ne volait pas aux enfants tous leur jeux
Moi, je veut embrasser la vie, et à pleine bouche
Pour cela, pas de préceptes ou de lois divines
Juste un cœur, une morale, pas trop juste une louche
Pas d’éternel juste du pain et du bon vin
Je veux pouvoir serrer la main à un croyant
Sans me dire « il pense que je suis une âme damnée »
Mon éternité sera de quatre-vingt dix ans
Et dites vous que j’entends bien la vivre pleinement
Symlex
Trente ans déjà : des cris, des rires
Un sourire souligné qui rejoint les oreilles
La fleur dans sa pochette cracha l’eau dans son œil
Bozzo pense tout à coup à ce vil trapéziste
Quoi de plus dramatique pour un clown de talent
que de perdre le sourire ne serait-ce qu’un instant ?
Triluc
Le jour se lève et le coq chante
Louis rêvait d’une vie passionnante
Sans tracas, sans soucis
Une vie simplement inouïe
Une forêt verdoyante
Sans problèmes d’écologie
Une fille turbulente
Mais tellement jolie
Une friandise croquante
Qui fait même pas d’caries
Une femme ensorcelante
Débordant d’ fantaisies
Le jour se lève et le coq chante
Louis ne sortira pas du lit
Cette nuit fut dramatique
Mais ses songes … si fantastiques
Lilou Natine
Des caméras de surveillance sur les temples en acier
Des puces électroniques pour mieux nous encadrer
Plus besoin de penser quand on craint l’insécurité
On accepte sans réfléchir de sacrifier ses libertés
Les idées sont proscrites pour le peuple asservi
Fantaisies dangereuses menaçant la survie
Des élites accrochées à des buildings sans vie
Symboles d’un pouvoir aux espoirs ensevelis
Seule la peur fait encore avancer les esprits
Un unique idéal commun, éviter les ennuis
Les bourreaux sont légions, armés de képis
Les barreaux des prisons font passer les envies
Règne dramatique d’un système sans pensées
L’homme devient une fonction non identifiée
Reprenons les rênes d’un savoir illuminé
La lumière viendra d’une résistance éclairée
Jesus
GRTF
A toi
Dans mes bras une Nymphette
Dans ma tête l’anarchie
Dans tes draps jour de fête
Je me suis perdu, oui !
Mon cœur dans tes fines mains
Bijou dans un écrin
Se sentir beau par toi
Se sentir beau pour toi
Ton sourire si tendre
Je me sens tant aimé
Tes joues toutes Rosées
Mon cœur n’est plus à prendre
Dans mes bras ma chérie
Dans le lit l’anarchie
Bijou, beau par l’écrin
Dans nos cœurs la folie
Symlex
À mon jules
La haut c’est l’anarchie
Mes pensées en fouillis
A 12 ans c’est compliqué
De tout bien ordonner
Personne ne veut de moi
Suis-je si laide que ça ?
J’aime regarder la mer…
Et sourire d’ordinaire !
Mais depuis quelque mois
Quelque chose ne va pas
Mon sourire effacé
Et mon corps a changé
Mais il n’y a pas que ça
Les gens se moquent de moi
Dès que j’ai le dos tourné
Ils savent en profiter
Hier j’ai même cassé
Ma nymphette adorée
Un excès de colère
Je l’ai jeté à terre
Jamais une journée
Sans une contrariété
Je n’me supporte pas
Comment cesser tout ça ?
J’aimerai tant grandir
Oublier ces sourires
Me trouver un garçon
Et vivre une vraie passion
5 ans sont écoulés
Ça y’est, je l’ai trouvé
Mon prince charmant rêvé
Enfin réalité
Lily
Moi j’ai faim,très très faim,mais eux ont le foie gras
Là bas, des enfants tètent des seins gélatinés
Mon père a été tué par une crosse de fusil
….de l’argent envoyé pour acheter du riz
L’anarchie règne ici, malgré les généraux
Si maman elle résiste sur ce sable brûlant
ps : il parait que chez vous, y’a la démocratie
Triluc
"Oyé nobles personnes, on a passé l'automne,
Déficit budgétaire, on passera pas l'hiver,
Canicule en été qu'est ce que ca va donner,
En avril c'est le printemps, il est temps... il est temps!...."
Seul au fond de l'amphi, j'aimerais bien être au lit,
Mais qu’est ce qu’il nous ennui, j'comprend rien a ce qu’il dit,
Discours vernaculaire, il ferait mieux de se taire,
Je crois que je vais dormir, ce sera sûrement moins pire...
Heureusement dans mon rêve je suis haltérophile,
Ni a gauche ni a droite il faut qu' je sois tout pile,
Sous peine d'être emporté par le poids de la barre,
Je crois qu' mon choix est fait je vais voté Raymond Barre..
Oh mon dieu qu'est ce que je dis,
J'ai du prendre trop de whisky,
Je sais ce qu’il nous faut,
Quelque chose de nouveau,
Pourquoi pas l'anarchie,
Ca peut marcher aussi....
Une nymphette, un pit bull, et un autre tout penaud,
Ca peut pas le faire c'est clair, on va droit au fossé,
En même temps "tous égaux" si c'est pas démago,
Faut expérimenté, pas s'écouter parler.
C’est sûr c’est pas facile, de trouver des solutions,
A des problèmes qui traînent d'puis des générations,
J'en ai une qu'elle est bonne, je vais vous le dire tout bas,
Il est beau mon poème? et bah votez pour moi !!!
Mat
Serviteurs du malin à leurs moments perdus
Ils approchent du divin les instincts détendus
Proches du triomphe, souvenirs de conquêtes
Attente d’apocalypse au son des trompettes
La folie accompagne les cris des nymphettes
Célébrant avec hardiesse en ce jour de fête
L’ascension céleste des poètes démoniaques
Vers le royaume des rimes aphrodisiaques
Leurs retour résonne telle une grande claque
Anarchie d’affabulations prête pour l’attaque
Au service éternel des désirs corporels
Pour une vie d’infidèles et de sévices sensuels
Jesus
Un cri dans la nuit ! « Au secours, au meurtrier »
En sueur les draps trempés je me suis réveillé.
Tendant l’oreille, je me demande, rêvais-je ?
Rick ! Sa voix tourne en moi comme un flocon de neige.
Je le pleure à présent ! Je comprends tout ce bruit.
Il était si touchant ce petit intello !
Sa passion ? Les livres! Non, pas l’haltérophilie!
Je le pleure à présent ce tout petit sans pot !
Dans ma tête un cortège, une petite boite en bois.
Moi seul ait conscience du pour qui et du pourquoi !
Il est mort pour le bal des poètes! Oui! Pour vous!
Il est mort de curiosité! Oui…je l’avoue.
Son meurtrier? Je le connais : Un lourd Dico
« J’ai glissé!» qu’il dit! « Homicide involontaire »
C’est vrai Rick cherchait, il cherchait « vernaculaire »
Un mot inconnu de ce petit intello.
Oui ce mois ci j’ai souffert! Une bosse sur ma tête.
Une chaise branlante, une étagère trop haute et Hop !
Rick mourut d’un coup de dictionnaire sur ma tête.
Adieu Rick! Il n’eut pas fallu que tu achoppe
A mon neurone
Mort pour la culture
Symlex
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Raymond, la tête dans la terre agonisait au sol
….Mr Tétamarron s’appelait l’instituteur….
L’école, la ferme, l’école, la ferme, la ferme, la ferme, LA FERME !! LA FERME !!....
Sa main droite griffa le sol…LA FERME….LA FERME…. !!!
Un flash….un éclair…
Bon sang, bon sang, comment ais-je pu à 8 ans
« Bon dieu, ta pas crouillé la lourde sacré maudit fi de garce ! » m’hurlait il aux oreilles
Toujours est il que lundi au matin alors que je rentrais en classe
Le regard noir du maître me transperça le corps
« Ce langage vernaculaire n’a pas lieu d’être ici à l’école de la république !!..
… Monsieur, rejoignez votre place vous me ferez 100 lignes !
..Jamais j’aurai penser pouvoir soulever parpaing….
Raymond dans un dernier souffle eut un joli sourire
J’ai Crouillé la porte !!!
Triluc
Notes du poète :
crouiller
traduction : (une porte) fermer à clef
zone géographique : Anjou
fi de
traduction : fils de . les expression les plus courantes " fi de vesse, fi de garce"
Who’s driving the van ?
J’ai jamais vraiment eu le physique de Superman
Mon seul tour de magie c’est le coup de la panne
Alors pour pimenter ma vie j’ai choisi la poésie
Bon compromis entre la débauche et l’haltérophilie
Pour muscler mon je mais sans ternire les contes
Je préfère lever des fonds que soulever de la fonte
Aller voir si les marches sont moins dures à Cannes
Découvrir les rimes étoilées filant au volant du van
Laisse toi donc griser, monte à bord pour une virée
Les mystères des vers brisés te feront vibrer
Car mon phrasé vernaculaire ébahit les foules
Fait rigoler les filles et donne la chaire de poule
Jesus
Homo Abrutis
J’ai pour passion d’observer mes contemporains,
D’entrer dans leur esprit, de les observer dans le train.
Parmi ces spécimens celui que j’affectionne
Fait sans aucun doute partie de la race des Hommes !
On le nomme Homo Abrutis dans un langage véhiculaire,
Ou Véritable Abrutis dans un langage vernaculaire !
Cet animal sans cesse me désespère !
C’est dû pleinement à son atrophie bulbaire !
Car il préfère l’haltérophilie, et les muscles qui bandent,
A l’éveil et l’instruction , pour mieux les problèmes comprendre !
Cette espèce vit dans la jungle urbaine,
Malheureusement pour nous ce n’est pas une aubaine.
On reconnaît aisément les membres de cette tribu,
Ils manquent totalement d’éducation et de vertu !
Lorsqu’ils se ruent dans le métropolitain,
C’est pour pousser les vieux et user les strapontins,
Tête baissée, l’air de rien,
Pensant être le plus malin,
S’attirant les courroux de leurs voisins !
Je ravale ma rancœur,
Et cultive ma bonne humeur,
Je les égratigne sur le papier,
Ceux pour qui je n’ai aucun respect,
Heureusement que le Bal existe,
Sinon je deviendrais un véritable Sudiste !
Romi
Ils vivent effrayés, d’un jour se réveiller, avec un absolu à rechercher !
Ceux qui ont peur des idées ; Au logis, bureautique, céramique et la Télé.
Déjà enlisé dans la tourbe glacée des calculs égoïstes, des intérêts bien placés ;
Il regarde la vie, la vrai, et Sarkozy à la Tévé.
Ceux qui ont peur des idées se racontent qu’ils pensent en toute liberté.
Je les voie dans le train, ils ont tous le même papier à jeter.
Bien sur, ils l’ont pris parce qu’il n’y avait pas à l’acheter.
Pas bête, eux, ils s’intéressent surtout au programme Télé.
Et moi là avec mon style de Pygmée, à pratiquer avec excès la rime en « é ».
Philosophie spontané, phrasé psalmodié du fond d’un verre de Rhum douze années.
Petite pensée que je maugrée, d’humeur ambrée, au fond de mon canapé
dédicacé au grand Cap’tain Dédé, le poète muet.
Planté là comme un con dans son champ de lasagnes
Il est droit comme un I, surtout fort comme un roc
22 ans qu il est là , mon dieu qu'est ce qu'il poc!
Le vent souffla, souffla, souffla encore
Robert résiste, penche tout de même a tribord,
Le vent souffla, souffla, souffla plus fort
Robert galère, mais cette fois c'est bien mort,
Et le vent souffla, souffla, souffla enfin....
Ainsi donc s'envola le vieil épouvantail,
Soufflé tel un menu et fragile fétu de paille,
Emporté bien au loin par une triste tempête,
Robert n’y peut plus rien, mais en prit plein la tête.
Un fracas digne de c’nom, Robert cassa la fenêtre,
La main droite dans le jambon, des p’tits pois sur la tête.
Avachi sur la table il est bien chez Madeleine,
La petite et mignonne poupée de porcelaine.
« Que puis je faire pour vous monsieur l’épouvantail ?
Allez donc surveillez ce grand champ de lasagnes»
Mais à peine à l’entrée sur la pas de la porte,
Madeleine fut enlevée par une bande de cloportes.
Ainsi s’achève cette histoire,
Pas gaie c’est vrai même un peu noire,
Moi qui suis plutôt un fêtard,
Allez c’est dit : je retourne au bar !
Banz
Porcelaine Un joli pull en laine,Une tasse de porcelaine,En fin d’après midi,It’s time, the cup of tea. Je regarde ma chérie,Les cheveux en bataille,Mais je vous l’dis, nenni,Rien d’un épouvantail. C’est un sucre candy,Dans un regard canaille,Une chasseuse d’ennui,Rien d’un épouvantail. Un joli pull en laine,Une tasse de porcelaine,En fin d’après midi,It’s time, the cup of tea. Une fin de jour se traîne,La nuit arrive à peine,Je sombre dans l’oubli,Odeur de patchouli,Tes cheveux sur ma vie,Tes cheveux sur ma vie.
Working Boy
J’ai troqué mes baskets contre un joli col blanc
J’ai renié le comptoir et tous mes amis d’avant
Le pognon c’est la vie plus besoin de sentiments
J’écrase avec mépris tous ceux qui sont devant
Le partage pour les autres et les profits pour moi
Je ne lève plus le petit doigt car le business est roi
Au royaume des dividendes l’hypocrisie est la loi
La réalité du marché comme seule profession de foi
Je délocalise ma conscience pour quelques dollars
Epouvantail cynique et froid jusque dans le regard
Je porte avec mon costard l’étendard des connards
Toujours prêt à mentir pour prendre plus que ma part
Je me balance pas mal de l’avenir de vos enfants
Mon portable et mon cabriolet me suffisent largement
Un sourire en porcelaine grâce à Email Diamant
Je regarde le monde sombré sur mon plasma géant
Jesus
Aujourd’hui est un jour important !
J’emprunte le chemin de mes grands-parents,
Lui-même fut pris par mes parents,
Je dirais même par des milliards de gens !
Je remonte la rue,
Traverse le boulevard,
Poursuit le long de l’avenue
En évitant le quartier de la gare !
Je garde au fonds de mon esprit,
Toutes mes envies, mes ressentis,
J’en appelle à l’objectivité,
Pour aujourd’hui aller voter !
Je ne me laisse par effrayer
Par ces épouvantails de l’extrême,
Je marche sur un fil le visage blême
Les noms filent ; mais pas les idées !
J’ai du mal a choisir une personnalité
Qui par son charisme devra nous représenter,
Je me sens comme un éléphant dans un magasin de porcelaine,
Légèrement étriqué, cherchant une réponse vaine !
Quoiqu’il en soit j’irai voter,
En évitant le duel démago,
Je n’accroche pas au duo Sego-Sarko !
Je suis un éternel écolo,
Comme tous ces Bobos Parigos !
N’est-ce pas M. Rougeot ?
Romi
Mireille ce soir la, avait la larme à l œil.Elle restait plantée la, comme sonnée sur le seuil.C’est comme si elle avait des gros parpaings aux pieds.Sa tête disait : « j y vais ! » ses muscles restaient figés.Le regard dans le vide et le cœur meurtriElle quitta d’un pas lourd quarante ans de sa vieCe sentiment terrible, je te « presse », je te jetteA peine cinquante cinq ans , La voila en retraite.
Toute sa vie donnée à dame porcelaineLe décor, les couleurs, elle en était la reineElle traçait de sa main, élégante et experteDe très jolis dessins sur de fragiles assiettes.
Sa patronne cette année a été bien maligne.Elle a trouvé artiste tout là-bas, Jusqu’en Chine.En plus du mousseux qui lui donne mal de têteMireille pour son départ, reçut une belle assiette.
Mireille qui d’habitude ne buvait que de l’eauRentrée dans sa maison, s’enfila trois Porto.La lettre recommandée déposée sur le bancQue d’y jeter un œil… Mireille prenait trente ans.
Elle regarda au loin, au delà du portailAu beau milieu du champ, trônait l’épouvantailJe suis plus bonne à rien, ça s’ra pour les oiseauxElle se dit qu’une assiette ferait un beau chapeau.
Triluc
Dans une prison vitrée, Eglantine sanglotait
Elle semblait attristée, de n’être qu’exposée
Une larme coulait, sur ses joues rosées
Son regard s’évadait, non loin d’un champ de blé
Où elle s’imaginait, vivre en liberté
Près de l’épouvantail, aux reflets dorés
Elle à pourtant tenter, le soir de s’évader
Loin de ces poupées qui n’ont jamais rêvé
Le risque étant élevé, elle eut abandonnée
La porcelaine cassée, pouvant les éveiller
Après plusieurs années, de larmes écoulées
Eglantine eut enfin, une chance inésperée
Elle pût se retirer, sans risquer de casser
Son beau visage enjoué, de poupée bien aimée
Après s’être éloigné, elle pût s’émerveiller
De toutes les choses passées, qui l’avaient fait rêver
Lilou
Un joli petit porc marié à une belle Hélène
Ecoulait ses jours heureux au fin fon d’une plaine
Pour seule préoccupation, afin d’avoir maïs à foison
Son épouvantail il devait faire tenir, au milieu de son champ, cela va sans dire
Mais sa belle chérie une foi fini toutes tâches ménagères
Tournait un peut aigrie, de deviser solitaire
« Mon cœur, prend du temps
Viens avec moi parler de la pluie et du beau…. »
« Je n’ais point de temps
J’ai à faire dans le champ, épouvanter tout ces corbeaux »
Mais l’amant l’âme en peine savait combien sa tendre avait le cœur frêle
Face au dilemme du cœur et de la faim, la fée « Audiovisuelle » vin faire du zèle
…..
Nos deux beaux amoureux ayant vieillit tout deux, passaient moult soirées
Coincés entre télé et cheminé
« Encore un film d’épouvante ?!!!
Aïe …ouille »
« Ton cœur, goinfre de nouille
Mène une vie éprouvante »
De fait, le sort se jouait du porc
Lui qui menait jadis la guerre aux corbeaux,
Se trouvait assis royal, grand confort,
A jouer le rôle de l’épouvanté comme le furent ses oiseaux
Mais ce soir un seul sursaut et un petit cri
Hélène savourait son film pour une fois
Pas de bruit ni de goinfrerie de la part de son mari
Elle se promit de le câliner une foi sous les draps
Mais le film fini, la lumière allumée, elle le vit
Son chéri gisait dans son fauteuil sans vie
Hélène cria et le rejoignis
Ils s’étaient fait épouvanter tels des corbeaux sur des épis
Un petit film avait brisé le porc d’Hélène
Il leur avait brisé leurs petits cœurs
Leurs petits cœurs de porcelaine
Symlex
Je sais qu’il est déjà trop tard,
Mais au plus vite je m’y atèle !
Pour éviter le Père Fouettard,
D’écrire ma lettre au Père Noël !
Elle aurait pu commencer par ces mots
: « Alors mon cochon quoi de nouveau ? »,
Mais pour ne pas froisser cet illustre homme
Je dois soigner mon style ou il y a aura maldonne !
Je ne sais par où commencer,
C’est pas un cadeau que de la rédiger !
J’ai pourtant été sage !
J’ai su ravaler ma rage…
J’ai souvent rêvé d’égalité
Parfois même de liberté,
Mais avant tout de fraternité !
Malheureusement on était trop peu a y rêver
Pour voir tout ça se réaliser !
Ces douces idées sentent le sapin,
Et comme souvent le dit le refrain
A toujours vouloir faire le malin
On tombe souvent au fond du ravin !
Alors mon seul souhait pour cette année
C’est de la passer avec ma bien aimée
De la chérir de la gâter
Pour cet été l’épouser
Rom
L’esprit de Noël me poursuit depuis trop d’années
Traqué et persécuté au milieu des sapins décolorés
J’attends armé dans l’ombre l’arrivée du traîneau
L’esprit de Noël envahit ma vie, anéantit mes envies
Ces bons sentiments cultivent les profits et l’apathie
J’attends tapi dans l’ombre l’ouverture des cadeaux
Guirlande de cauchemars dans un monde d’illuminés
J’ai les boules quand j’aperçois une crèche enneigée
Même par la cheminée impossible de trouver la sortie
La meilleure résolution pour 2007 sera juste la survie
Jesus
Et maintenant les trois poèmes de notre ami Triluc :
Voilà, je me présente, j’m’appelle Théoromis
Moi je suis pas un ken, aseptisé et lisse
Je suis un personnage de plastique et carton
J’ai les yeux qui pétillent et un joli bidon.
On m’a déposé là, juste au pied du sapin
Désiré que j’étais par un petit gamin
J’avais passé la nuit dans ce papier cadeau
Mais j’ai pas fermé l’œil, il faisait bien trop chaud.
Vers 10h du matin, j’ai entendu du bruit
Des Oooh ! et puis des Aaaa !!, des rires et bien des cris
Je fus soulevé de terre, je cherchais l’équilibre
Ma boite enfin ouverte, je me suis senti libre !
Libre je dois le dire n’est pas le mot exact
Car le gosse en question manquait un peu de tact
Il m’a prit dans sa main, regardant méchamment
Mes yeux et puis mon ventre légèrement bedonnant.
Il fronça les sourcils en me montrant les dents
« il est gros je l’aime pas, j’en veux plus maintenant !! »
Le gosse bien trop choyé, il m’arrache la tête
Et d’un geste rageur me balance par la f’nêtre.
Moralité :
Vaut mieux s’appeler Ken et être aseptisé
Que s’appeler Théo et finir au fossé !
Triluc
Si ces innocents la m’avaient laissé racines
cela ferait longtemps que je serai barré.
j’ai des boules à mes branches et des cadeaux au pied
je connaîtrais jamais ce que c’est qu’une cîme !!
Triluc
Je suis maintenant bien loin de ces fêtes de noël
je dors là dans le noir, pour d’autres la vie est belle
moi j’ai fini la mienne dans cette boite en sapin
aurais je un p’tit cadeau le 25 au matin ?
Moralité
Des présents des cadeaux, au pied du beau sapin
ça vaut mieux qu’une offrande sur une boite en sapin
Triluc