En route pour la joie ou la galère
Sous les galets, une froide colère
Mon chemin pavé d’interdictions
M’éloigne en mesures de la raison
Une mélodie pour guérir l’infection
Résonne au cœur de nos créations
Personne pour nous féliciter
Le bonheur est dans la futilité
Un instant magique de fertilité
Une douce dose conte l’oisiveté
Dans un grand champ de possibles
La mauvaise herbe est nuisible
Je me transforme donc en cible
Et mes nerfs deviennent sensibles
A force d’essayer sans répits
De placer plasma dans une poésie
Jésus.
1885, il est sept heure du matin
Une rafale soudaine déporte le bonhomme
Il retient in extremis son chapeau de l’envol
Ce temps gris et instable lui redonne le sourire.
La lumière par instants accroche les parois
De ces falaises blanches fragiles mais millénaires.
Les galets érodés par la mer et le vent
Roulaient dessous les pieds de ce touriste curieux.
D’un geste sur et pro, il posa chevalet
Le pinceau à la main, le regard sur la craie
Monet ce jour encore magnifia Etretat !
Raymond désabusé mit en off le plasma…
Il regarda Germaine d’un air désabusé :
« Arté c’est nul comme chaîne, bougonna le Raymond
J’ai pas acheté de plasma pour mâter des galets
Passe la télécommande, je vais mettre « chasse et pêche » !
Triluc.
Un point danse au loin, un cœur qui palpite
Mes tentacules touchent les galets, je suis trop prêt !
Flanqué de deux ombres le bois craque et crépite
Flasque flaque de plasma sur le sable frais
Il a une main sur mes hanches, l’autre sur ma nuque
Ôte mon chapeau et…Ses lèvres ! Je suis trop prêt !
Chaleur et couleurs je ne comprend pas se truc
Vide fiole d’Eau Bénite sur le sable frais
Je touche une flamme doucement je m’allume
Je me consume et…Ses lèvres ! Je suis trop prêt !
Mes volutes de fumée montent à la lune
Chaudes cendre de chanvre sur le sable frais
D’avoir fait tant de feux avec toi mon ami
Quelque part en moi la chaleur de leurs braises
Yeux clos pour mieux voire notre dune jolie
Assis sur le sable frais, « Ben on est à l’aise »
Symlex.
Légende d’un chasseur
Dans un petit village, non loin d’une forêt
Avait toujours régné, une profonde paix
Mais depuis quelques temps, des avis divergents
Engendraient une violence et des affrontements
A la levée du jour, les chasseurs s’en iront
A coup de galets, à coup de bâtons
Détruiront la forêt, et tous ses habitants
Et ne penseront jamais, aux animaux souffrants
Mais dans la matinée, la forêt fut vidée
Et tous ses habitants, furent en sécurité
Dans une petite maison, légèrement éloignée
Un petit nid douillet, pour leur sécurité
Les hommes étaient en marche, tous étaient attelés
Pour livrer une guerre, sans bonté ni pitié
Mais à leur arrivée, ils furent embarrassés
Devant cette forêt, étrangement apaiser
Personne ne fut blessé, les chasseurs ont conté
Qu’une fée immunisait, cette noble forêt
Contre toutes les âmes, bien mal intentionnées
Cette jolie légende, fut tellement partagée
Qu’elle devient aujourd’hui, un dessin animé
Sur les écran plasma, des enfants trop gâtés
Qui n’ont jamais tenté, de simplement rêver
Lilou.
Humaine Inanité
Que n’ai-je vu de mes yeux,
Vu ce qu’ils firent de mon temple,
Des ruines ou presque, que je contemple,
Sans reconstruire, par paresse.
Mais s’il m’en prend l’envie insigne,
Caressant le plasma sableux,
Il suffira d’un signe pour qu’infantile
Je bâtisse un château qui périra d’un geste.
Que n’ai-je vu de mes yeux,
Vu ce qu’il resta de l’enfoui monument.
En fuite, en l’espace d’un moment,
L’océan impénitent vit, vient et nous prive
D’une part de rêve infime sur la grève infinie.
Que n’ai-je laissé ma pelle et mon seau
A d’autres architectes moins sots,
Avides d’un palais, non moins fragile.
Babel de galets, fallait-il y croire plus fort,
Pour qu’elle connaisse un meilleur sort.
Que n’ai-je vu l’évanescence,
Les mouvements amples de la mer,
Fendillant l’œuvre puérile, pareil au vent.
L’âme en deuil devant le vain,
Perle une larme à l’œil
De l’orgueilleux gamin.
AD.
Je vais vous compter l’histoire de Roger,
Qui loin de l’agitation des villes, loger dans son canapé,
Incubait sa vision d’un monde parfait !
Il imagine un monde meilleur,
Qui se passerait bien de labeur,
Où l’argent coulerait a flot,
Pour consommer à gogo …
Il rêve de grosse voiture,
De couvrir sa virtuelle femme de parures,
Plus besoin de vider ses ordures,
La technologie répondra à tout !
Il rêve d’écran plasma, et de Tombouctou
De voyages en jets aux frais de la princesse,
De vêtement qui en jettent et de nuits d’ivresse,
Bref, il exalte toutes ses faiblesses !
Malheureusement, pour Roger,
Il va bien falloir se réveiller,
Et de ce canapé se relever !
Il va devoir astiquer
Sa collection de galets,
Tristes relents d’une vie gâchée …
Ce n’est pas tout de s’imaginer,
De rêver et de se projeter …
Il faut avoir l’envie d’aller au bout,
Si on ne veut pas voir sa vie se charger de cailloux !
Rom.
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