De bon matin, j’ai rencontré le nain d’jardin
Qui matait par la fenêtre de ma salle de bain
Hissé sur le dos de son compère l’âne malin,
Propriété de cet acteur américain
Ayant fricoté avec une belle taille mannequin.
L’an(e)-a-« crouse », plutôt du genre gros lourd et taquin,
Se cambra pour modeler son fameux crottin,
Zappant son rôle d’échelle à ce petit coquin,
Déséquilibré, il atterrit entre mes seins.
Le nain entreprit de me faire un gros calin,
Il eut pour réaction sa joue contre ma main.
Excité, il partit en syncope ce crétin.
Après une bonne douche froide et un puissant vaccin,
Il partit bredouille, tristoune, sans son précieux gain ;
Ses desiderata restés dans son écrin.
Une fois au dehors, il essuya un crachin
Son bon ami l’âne l’attendait blafard de teint
Bien qu’passer incognito devant c’pelage brun
Il eût été préférable ce poisseux matin.
Le chien scrutait le malheureux d’un peu plus loin
L’air moqueur avec un petit sourire en coin
Attendant le journal de son maîtr’ féminin.
Absorbé par la scène de ce couple si soudain,
Il ne vit pas le facteur lancer les botins
Au lieu de son habituel léger quotidien.
Il finit par gober les graviers du chemin
L’âne, hilare, pissa sans le voir sur son copain
Qui explosa sous pression du jet jaune poussin.
Lilli
Au pays des Zébulons,
On trouve de nombreux larrons,
Dont le passe-temps favori
Est de nous pourrir la vie !

Adeptes de la rhétorique
Plutôt que de la gymnastique
Ils aiment contempler leurs ventres pleins
Pendant que les autres vont au turbin.

Le chef de ces gredins,
J’ai nommé le grand Pin-Pin,
Feignant parmi les siens,
Voudrait bien réglementer notre trin-trin !

A coup de 49.3 et de CPE,I
l nous casse les bras et nous crève les yeux !
Dehors ça sent la poudre, ça pue le feu,
Et pas que dans les banlieues !

Citoyens laissez vos desiderata au placard,
Votre avenir, on vous le trace comme celui des bagnards.
Plus la peine de nourrir quelque espoir
Demain c’est profil bas et lunettes noires !

Je rêve souvent d’être apatride,
De ne plus appartenir à cette patrie cupide,
Voyager incognito,
le plus souvent à dos de chameau,
Dans le désert de la politique,
Pour lui asséner un bon coup de trique !
Rom
Nervous breakdown in a couple

Ce soir, je vais les combler, moi,
Tes désirs de râteaux. Fini, Y a plus d’émoi
En tout cas pas chez moi, trouve toi un autre toit.
Et Patatras ! Prend tes outils et casse toi !
Barre toi! Fi de tout cela… taratata,
Et Pis ! Marre de tes désidérata ;
Fraises tagada, gâteau au chocolat…
Et caetera…Lève tes miches et casse toi !


Arrh ! Si j’ai bien compris, c’est fini ; c’est tout.
Hier, ton chou, aujourd’hui qu’un poux
Mon chéri, pense à soigner ta cyclothymie
Et puis, va retrouver cette pute qui culbute !
Tu m’as prise pour une ado, une miro !
Tes sorties de nuit, couteaux dans l’dos, incognito,
Pour zouker, collé serré, sur des airs de calypso.
Alcoolo, imbibé, pire qu’un clodo, méfie toi de mon zypo !
Franco
Desiderata

Desiderata d’un désir fané par tant d’ecchymoses
De t’oublier un jour, je ne désespère pas.
Et pour cela, je vais, en ce matin morose,
Cueillir la Vie au hasard de mes pas.

Viens avec moi, l’Ami, où nul autre n’est allé,
Par les mers, les monts et les vallées.
Partout nous irons. Sur la Grande Pyramide du Levant,
Près du Parthénon et dans les Iles sous le Vent.
Ou ailleurs, où il n’y a rien, rien que le souffle,
Celui d’une fleur qui s’ouvre,
Réveillée par nos voix.

Viens ! Suis-moi !
Et n’aie crainte ! Car là-bas, tout là-bas,
Apparaissent les mille grains de sable du système solaire :
C’est l’astre polaire, entouré de ses frères. Il nous guidera.
Dans le ciel noir, au-delà de toute lumière,
Passe alors un ange, qui m’annonce ton départ
Et soudain tu disparais, à mon regard.
Seul, inquiet, je m’enquiers aussitôt :
Dieu soit loué ! Tu es bien là, à mes côtés.
C’était le Diable incognito,
Qui avec moi, jouait.
AD
Comment Pourrir l’Existence ?

Des idées ratées j’en connais,
Desiderata d’hommes simplets
Qui pensent incognito
Faire baisser certains taux…

Moins de chômage bien sûr
Sans se serrer la ceinture
Désillusion sans nom
Que ces trois lettres à la con !

Le C d’une crise douloureuse
Le P de la précarité fâcheuse
Le tout empêchant une Existence heureuse
Pour le contre la rue devient houleuse…

Les pavés refleurissent en ce printemps
En souvenir de ces évènements
Qui jadis mobilisaient nos parents
Aujourd’hui rentrés dans les rangs…
Flouff
Desiteraterra incognita
Mer inconnue de ton inconscient insondable,
Tu erres tel Noé sur cette terre inondable.
Sècheresse de ton cœur devant les desiderata
De ce monde intérieur pollué qui se déshydratera.
Dérivant sur l’océan de tes pensées incongrues,
Tu as le mal de l’air, de mer, de terre, de taire
Tous ces souvenirs qui t’envahissent, intrus.
Sanction de ton âme, tu payes cette amende amère.
Paroles perdues, balles blessantes qui fusent
Tu te caches et te reposes au bord de l’eau
Tu évites les regards et les renards qui rusent.
Enfin sur ce bateau tu te ballades incognito.
Tu avances, dans l’univers inconnu de ce paquebot,
Arche de lumière ; tu sombres dans les abysses
D’un soleil trop pâle pour réchauffer ton pastis,
Cachée sous ton grand chapeau, tu es là, tata Yoyo.
Le nain Potan from Les Nains Pouets

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