Un jour le fumeur de Havane des Cieux,
Que l’on nomme accessoirement Dieu,
Descendit de sa stratosphère imaginaire
Pour s’amuser et lancer une guerre !

Pour admirer ses combattants,
Il se calla dans son hamac
Tendu dans la canopée
On aurait dit un vrai Mac
Souriant de ses blanches dents,
Et admirant sa Biodiversité !

Il avait voulu un monde parfait,
Désormais il le déglinguait,
Ça fait des siècles maintenant que ça dure,
Presque autant que son imposture !

Voilà mon enfant je referme ce livre,
Fini les contes et les cauchemars
Je me suis encore rendu ivre
Et parle comme un vieil Anar


Rom


On a construit des parkings à la place des jardins
Détruit l’eau des rivières en s’en lavant les mains
Le bateau ivre de l’humanité coule en sifflotant
Tant qu’il y a du pétrole le dollar est gagnant

Les murs toujours plus hauts entourent les villes
Les souvenirs de canopée seront bientôt fossiles
Le déploiement durable du néant nous sauvera
En consommant plus vert j’enrichie les dégâts

Après les destructions des profits, des marchés
Un devoir de mémoire pour la biodiversité
Et nous montrerons fièrement à nos enfants
La photo numérique du dernier éléphant


Jesus



Recette des gens heureux


Prenez deux amoureux
Ne sont-ils pas heureux?
Ajoutez-y un larbin
Cela ressemble à la fin...

Mettez le tout dans un saladier
Ne laissez rien dépasser
Ajoutez une pointe de jacinthe
Non, non, pas de feinte!

Asperger de vin
Surtout pas de levin!
Touillez jusqu'à faire de la pater
Non surtout il ne faut pas renifler!

Enfin laisser reposer
Et servez cela au petit déjeuner
Regarder maintenant votre chat se regaler
N'est ce pas à pleurer!

Conclusion : que ne faut-il pas faire
Pour montrer à votre etre le plus chere
Que s'entre aimer
Peut se résumer à cuisiner un jolie entremet!


Pomme de terre


Nous voici arrivés au bilan de notre vie,

Nous voici parvenu un premier constat établi.

On avait tous envie, à l’image d’Henri,

D’un jour avoir réussi nos vies…


On s’était entretenu sur notre possible avenir,

On était parvenu à un consensus habile,

On avait entrevu la possibilité d’entretenir,

Des relations soutenues, et un amour subtil…


A 7 ans je voulais être pompier,

Pour éteindre notre Terre incendiée,

A 17 ans je me voyais médecin,

Sauver le monde à l’aide de mes mains !


Aujourd’hui, je ne sais toujours pas,

De quoi mon avenir sera fait,

Mais dans tous les cas, je te le dis c’est un fait,

Ce ne sera qu’avec toi !


On s’était entretenu sur notre possible avenir,

On était parvenu à un consensus habile,

On avait entrevu la possibilité d’entretenir,

Des relations soutenues, et un amour subtil…


Je me délecte de tes lèvres pourpres,

Tes entremets généreux, ne vire pas au pourpre,

Tu es si belle à mes yeux !

D’une intelligence rare, d’un esprit malicieux,

Il m’a suffit d’un regard pour me noyer dans tes yeux,


On s’était entretenu sur notre possible avenir,

On était parvenu à un consensus habile,

On avait entrevu la possibilité d’entretenir,

Des relations soutenues, et un amour subtil…


Maintenant c’est convenu,

Nous avons signé ce pacte convaincu !

On s’est promis amour et fidélité,

Et bien évidemment de s’entraider,

S’entr’aimer, sans jamais se déchirer.


Rom


Prince Charmant


Dans la haute tour du château, languie, emprisonnée

La plus moche des princesses dont on puit rêver

Ses cheveux sont de paille, mais on prétend aussi

Qu’il lui manquerait un œil et qu’elle pète au lit

Fille d’un souverain ivre et d’une bouche d’égout

Sa très noble croupe n’inspire que le dégoût

Le dragon protecteur, devant sa grande laideur

A mis fin à ses jours avec un sécateur

Et les preux chevaliers pourtant surentraînés

Ont de loin préféré entre eux s’entraimer

A tenter l’aventure je serai donc le dernier

Prince des charlatans sans le moindre denier

Je quitte la taverne après quelques godets

Entremets anesthésiant mon esprit simplet

Sur la route dans le lointain j’aperçois le donjon

Elle me fait des grands signes avec son moignon

L’amour rend aveugle, espérons le pour moi

Peu m’importe la vue si j’ai tout l’or du roi


Jesus


USA Today

Je m’suis levé c’matin aux Etats Unis
Sur mon journal Obama et Hillary
Pleine page de pulsions primaires
Annexion mentale sans préliminaires
J’enchaîne sur un Mc Morning, normal
Ma petite dose d’obésité pour le moral
Je participe en gros à la croissance
Avec Sarko, sénateur de la France
Des billets verts gravés dans les yeux
Seul le travail m’ouvrira les cieux
Du bonheur cuisiné à l’Américaine
Et pour tout ça je vote McCain
J’rentre chez moi, j’ai trop bossé
Une douche, une Bud et la télé
Mais Oncle Sam ne ma lâche pas
J’attends le Superbowl dans mon sofa

Jesus

Ligne de fuite

Prince sans terre, mon trône reste nomade,
Des wagons de souvenirs pour seule richesse,
Comme des toiles de maître qui apparaissent,
Dans mon esprit vaguant après la dragonnade

Fragments d’une ligne de vie sans perspective,
Bribes de portraits, brèves apparitions,
Gisent comme des soldats en dormition
Epars sur le champ d’une bataille furtive

Sur le rail de ma pensée, file à vive allure,
Bille en tête, cette image, ta chevelure
Sur ton beau visage, et tes yeux, ce qui m’a plu

Et je revis en mon âme qui se fissure
Le plissement de tes lèvres à la commissure,
Quand tu me souriais mais tu ne souris plus

AD

Les employés étaient en transe
La fourmilière tout en émoi
Gigotait sec dans tous le sens
La terrible pression était bien la !

Parlons en donc de la pression
Raymond collé contre le bar
Chargeait la mule avec passion
une p’tite dernière et puis je pars! »

En ce jour tant attendu
Les pieds de tous en starting-block
Le record c’est sur sera battu !
Sur le fumier chantera le coq

Raymond encore se soulageait
Trente cinq demis, faut évacuer
Sortant du bar il titubait
Maintenant, y’a pas, faut bien rentrer
Le TGV sur les rails glisse
Record à battre 500 km/h
Juste un wagon et deux motrices
Les arbres se couchent dessus les fleurs

Raymond s’engage puis il vacille
Une fusée passe, record battu !!!
Un choc, notre homme, rond comme une bille
Chez lui, pour sur rentrera plus !

Triluc

Hard Working Messiah

J’travaillerais pas si j’avais vraiment le choix
Pour m’occuper l’esprit j’irais m’péter la foi
J’assécherais par wagons le whisky et la bière
Et passerais au couvent à l’heure de la prière

J’travaillerais pas si j’avais vraiment le choix
On m’retrouverait tout nu, enlacé à une croix
Au milieu des mendiants et des catins en pleurs
Je jouerais les martyrs dans le sang et la sueur

J’travaillerais pas si j’avais vraiment le choix
Je reprendrais mes billes et les planches de bois
Pour enfin construire le plus beau des bateaux
Et sauver des eaux douces mes amis les poivrots

Quoi qu’il en soit j’crois bien que j’ai pas l’choix
Car dans mon jeu maudit ,aucun as, aucun roi
Seulement un triple six aux allures de fête
Synonyme d’emploi au service de la bête

Jesus

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