Par un matin venteux dans le fin fond de l'Allemagne
Planté là comme un con dans son champ de lasagnes
Il est droit comme un I, surtout fort comme un roc
22 ans qu il est là , mon dieu qu'est ce qu'il poc!

Le vent souffla, souffla, souffla encore
Robert résiste, penche tout de même a tribord,
Le vent souffla, souffla, souffla plus fort
Robert galère, mais cette fois c'est bien mort,
Et le vent souffla, souffla, souffla enfin....

Ainsi donc s'envola le vieil épouvantail,
Soufflé tel un menu et fragile fétu de paille,
Emporté bien au loin par une triste tempête,
Robert n’y peut plus rien, mais en prit plein la tête.

Un fracas digne de c’nom, Robert cassa la fenêtre,
La main droite dans le jambon, des p’tits pois sur la tête.
Avachi sur la table il est bien chez Madeleine,
La petite et mignonne poupée de porcelaine.

« Que puis je faire pour vous monsieur l’épouvantail ?
Allez donc surveillez ce grand champ de lasagnes»
Mais à peine à l’entrée sur la pas de la porte,
Madeleine fut enlevée par une bande de cloportes.

Ainsi s’achève cette histoire,
Pas gaie c’est vrai même un peu noire,
Moi qui suis plutôt un fêtard,
Allez c’est dit : je retourne au bar !

Banz

Porcelaine Un joli pull en laine,Une tasse de porcelaine,En fin d’après midi,It’s time, the cup of tea. Je regarde ma chérie,Les cheveux en bataille,Mais je vous l’dis, nenni,Rien d’un épouvantail. C’est un sucre candy,Dans un regard canaille,Une chasseuse d’ennui,Rien d’un épouvantail. Un joli pull en laine,Une tasse de porcelaine,En fin d’après midi,It’s time, the cup of tea. Une fin de jour se traîne,La nuit arrive à peine,Je sombre dans l’oubli,Odeur de patchouli,Tes cheveux sur ma vie,Tes cheveux sur ma vie.
.
Cris@wilde


Working Boy

J’ai troqué mes baskets contre un joli col blanc
J’ai renié le comptoir et tous mes amis d’avant
Le pognon c’est la vie plus besoin de sentiments
J’écrase avec mépris tous ceux qui sont devant
Le partage pour les autres et les profits pour moi
Je ne lève plus le petit doigt car le business est roi
Au royaume des dividendes l’hypocrisie est la loi
La réalité du marché comme seule profession de foi
Je délocalise ma conscience pour quelques dollars
Epouvantail cynique et froid jusque dans le regard
Je porte avec mon costard l’étendard des connards
Toujours prêt à mentir pour prendre plus que ma part
Je me balance pas mal de l’avenir de vos enfants
Mon portable et mon cabriolet me suffisent largement
Un sourire en porcelaine grâce à Email Diamant
Je regarde le monde sombré sur mon plasma géant

Jesus

Aujourd’hui est un jour important !
J’emprunte le chemin de mes grands-parents,
Lui-même fut pris par mes parents,
Je dirais même par des milliards de gens !

Je remonte la rue,
Traverse le boulevard,
Poursuit le long de l’avenue
En évitant le quartier de la gare !

Je garde au fonds de mon esprit,
Toutes mes envies, mes ressentis,
J’en appelle à l’objectivité,
Pour aujourd’hui aller voter !

Je ne me laisse par effrayer
Par ces épouvantails de l’extrême,
Je marche sur un fil le visage blême
Les noms filent ; mais pas les idées !

J’ai du mal a choisir une personnalité
Qui par son charisme devra nous représenter,
Je me sens comme un éléphant dans un magasin de porcelaine,
Légèrement étriqué, cherchant une réponse vaine !

Quoiqu’il en soit j’irai voter,
En évitant le duel démago,
Je n’accroche pas au duo Sego-Sarko !
Je suis un éternel écolo,
Comme tous ces Bobos Parigos !

N’est-ce pas M. Rougeot ?

Romi

Mireille ce soir la, avait la larme à l œil.Elle restait plantée la, comme sonnée sur le seuil.C’est comme si elle avait des gros parpaings aux pieds.Sa tête disait : « j y vais ! » ses muscles restaient figés.Le regard dans le vide et le cœur meurtriElle quitta d’un pas lourd quarante ans de sa vieCe sentiment terrible, je te « presse », je te jetteA peine cinquante cinq ans , La voila en retraite.

Toute sa vie donnée à dame porcelaineLe décor, les couleurs, elle en était la reineElle traçait de sa main, élégante et experteDe très jolis dessins sur de fragiles assiettes.


Sa patronne cette année a été bien maligne.Elle a trouvé artiste tout là-bas, Jusqu’en Chine.En plus du mousseux qui lui donne mal de têteMireille pour son départ, reçut une belle assiette.

Mireille qui d’habitude ne buvait que de l’eauRentrée dans sa maison, s’enfila trois Porto.La lettre recommandée déposée sur le bancQue d’y jeter un œil… Mireille prenait trente ans.

Elle regarda au loin, au delà du portailAu beau milieu du champ, trônait l’épouvantailJe suis plus bonne à rien, ça s’ra pour les oiseauxElle se dit qu’une assiette ferait un beau chapeau.

Triluc

Dans une prison vitrée, Eglantine sanglotait
Elle semblait attristée, de n’être qu’exposée
Une larme coulait, sur ses joues rosées
Son regard s’évadait, non loin d’un champ de blé
Où elle s’imaginait, vivre en liberté
Près de l’épouvantail, aux reflets dorés
Elle à pourtant tenter, le soir de s’évader
Loin de ces poupées qui n’ont jamais rêvé
Le risque étant élevé, elle eut abandonnée
La porcelaine cassée, pouvant les éveiller
Après plusieurs années, de larmes écoulées
Eglantine eut enfin, une chance inésperée
Elle pût se retirer, sans risquer de casser
Son beau visage enjoué, de poupée bien aimée
Après s’être éloigné, elle pût s’émerveiller
De toutes les choses passées, qui l’avaient fait rêver

Lilou

Un joli petit porc marié à une belle Hélène
Ecoulait ses jours heureux au fin fon d’une plaine
Pour seule préoccupation, afin d’avoir maïs à foison
Son épouvantail il devait faire tenir, au milieu de son champ, cela va sans dire

Mais sa belle chérie une foi fini toutes tâches ménagères
Tournait un peut aigrie, de deviser solitaire

« Mon cœur, prend du temps
Viens avec moi parler de la pluie et du beau…. »
« Je n’ais point de temps
J’ai à faire dans le champ, épouvanter tout ces corbeaux »

Mais l’amant l’âme en peine savait combien sa tendre avait le cœur frêle
Face au dilemme du cœur et de la faim, la fée « Audiovisuelle » vin faire du zèle
…..
Nos deux beaux amoureux ayant vieillit tout deux, passaient moult soirées
Coincés entre télé et cheminé

« Encore un film d’épouvante ?!!!
Aïe …ouille »
« Ton cœur, goinfre de nouille
Mène une vie éprouvante »


De fait, le sort se jouait du porc
Lui qui menait jadis la guerre aux corbeaux,
Se trouvait assis royal, grand confort,
A jouer le rôle de l’épouvanté comme le furent ses oiseaux

Mais ce soir un seul sursaut et un petit cri
Hélène savourait son film pour une fois
Pas de bruit ni de goinfrerie de la part de son mari
Elle se promit de le câliner une foi sous les draps

Mais le film fini, la lumière allumée, elle le vit
Son chéri gisait dans son fauteuil sans vie
Hélène cria et le rejoignis
Ils s’étaient fait épouvanter tels des corbeaux sur des épis

Un petit film avait brisé le porc d’Hélène
Il leur avait brisé leurs petits cœurs
Leurs petits cœurs de porcelaine

Symlex

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