A deux mètres du sol, tressautant sur son siège
Raymond vise au dehors, comme tombe la neige
Il chope son vieux mégot, et d’une petite pich’nette
Le jette a l’extérieur, réchauffant la planète.
C’est bizarre se dit il, de la neige en novembre
J’aurai pas du éteindre le chauffage de ma chambre
A envoyer tout le temps des fusées dans l’espace
Va bien falloir qu’un jour, ça pête ou bien qu’ça casse.
Raymond aime la terre, il est agriculteur
Dans le creux de ses mains, il l’a goûte de bon cœur
Depuis quelques années elle est amère, elle pique
Va falloir que j’arrête tous ces produits chimiques ! ».
Raymond ne tressaute plus : « tiens qu’il dit ça déconne »
D’un coup s’est arrêté le Massey Fergusson
"cré vin dieu" c’est pas vrai, un beau tracteur tout neuf
Bougonne le vieux Raymond en grattant son crâne d’œuf.
Ou est le bon vieux temps, ou bœuf tirait charrue
Ce temps de la sagesse , qui maintenant n’est plus
Pas de rendement d’enfer, de torture de la terre
Avant elle était douce, et pas du tout amère.
On aurait pas bosser le jour de la toussaint
Rage en lui le Raymond en repensant aux siens
Un tour de clé d’contact, le moteur reste muet
Bon dieu il va m’entendre le vendeur de Massey !
Il enlève son casque, il écoutait à peine
Le tout dernier album de l’André Verchuren
La neige tombait encore, il relève son col
Ca tourne quand il se lève… » faut qu’j’arrête la picole ! »
Le Raymond il s’accroche au dossier de son siège
Pendant qu’à l’extérieur tombe toujours la neige
Un voile rouge dans ses yeux, il vise le marchepied
Et tombe face contre terre, celle qu’il a tant aimée.
Moralité :
Faut pas bouffer la terre dans le creux de tes mains
Raymond vise au dehors, comme tombe la neige
Il chope son vieux mégot, et d’une petite pich’nette
Le jette a l’extérieur, réchauffant la planète.
C’est bizarre se dit il, de la neige en novembre
J’aurai pas du éteindre le chauffage de ma chambre
A envoyer tout le temps des fusées dans l’espace
Va bien falloir qu’un jour, ça pête ou bien qu’ça casse.
Raymond aime la terre, il est agriculteur
Dans le creux de ses mains, il l’a goûte de bon cœur
Depuis quelques années elle est amère, elle pique
Va falloir que j’arrête tous ces produits chimiques ! ».
Raymond ne tressaute plus : « tiens qu’il dit ça déconne »
D’un coup s’est arrêté le Massey Fergusson
"cré vin dieu" c’est pas vrai, un beau tracteur tout neuf
Bougonne le vieux Raymond en grattant son crâne d’œuf.
Ou est le bon vieux temps, ou bœuf tirait charrue
Ce temps de la sagesse , qui maintenant n’est plus
Pas de rendement d’enfer, de torture de la terre
Avant elle était douce, et pas du tout amère.
On aurait pas bosser le jour de la toussaint
Rage en lui le Raymond en repensant aux siens
Un tour de clé d’contact, le moteur reste muet
Bon dieu il va m’entendre le vendeur de Massey !
Il enlève son casque, il écoutait à peine
Le tout dernier album de l’André Verchuren
La neige tombait encore, il relève son col
Ca tourne quand il se lève… » faut qu’j’arrête la picole ! »
Le Raymond il s’accroche au dossier de son siège
Pendant qu’à l’extérieur tombe toujours la neige
Un voile rouge dans ses yeux, il vise le marchepied
Et tombe face contre terre, celle qu’il a tant aimée.
Moralité :
Faut pas bouffer la terre dans le creux de tes mains
Car c’est elle qui te bouffe le jour de la toussaint.
Triluc
Highway To Hell
Sur la route du paradis j’ai pris la mauvaise sortie
Pourtant parti de loin j’avais fait le plein d’hosties
Mais mon karma chargé manquait de munitions
Pour trouver la voie tremblante de la rédemption
Alors…
Le temps est venu de changer la roue du destin
Repartir avec de bons pieds sur le chemin divin
En écrivant l’histoire du messie de la Toussaint
Messager et sauveur des veuves sans orphelins
Mais…
A trop pêcher j’ai sombré sans filet dans l’oubli
Sacrifié sur l’autel de la foi avec vue sur l’infini
Les cultivateurs de crucifix ont fauché mon âme
Je bénis le pain en enfer au milieu des flammes
Sur la route du paradis j’ai pris la mauvaise sortie
Pourtant parti de loin j’avais fait le plein d’hosties
Mais mon karma chargé manquait de munitions
Pour trouver la voie tremblante de la rédemption
Alors…
Le temps est venu de changer la roue du destin
Repartir avec de bons pieds sur le chemin divin
En écrivant l’histoire du messie de la Toussaint
Messager et sauveur des veuves sans orphelins
Mais…
A trop pêcher j’ai sombré sans filet dans l’oubli
Sacrifié sur l’autel de la foi avec vue sur l’infini
Les cultivateurs de crucifix ont fauché mon âme
Je bénis le pain en enfer au milieu des flammes
Jesus
Les cultivateurs de la Toussaint
Entouré de strass et de paillettes
Je me vautre dans la luxure
Me vante de tous mes parjures
Et comme tous les jours je casse une cigarette…
Je cultive ma différence,
Pour ne pas dire mon indifférence,
De toutes ces insolentes nymphettes
Et comme tous les jours je brûle ma boulette…
En cet après-midi de Toussaint,
Je suis subjugué par tous ces seins,
Qui défilent, emportés dans ce tourbillon sans qu’ils ne le veuillent,
Et comme tous les jours je saisis mon paquet de feuilles…
Je suis sur l’autoroute de la vie,
Mon compteur s’affole
Je ne n’ai dormi que peu de nuits
Et comme tous les jours je roule cette feuille et la colle…
Psychédélikland me voilà !
Enfin je me sens raisonner à l’endroit,
Tous l’univers est résumé à ça
Et comme tous les jours un stick roule entre mes doigts !
Je m’en fume l’esprit,
Et parfois j’oublie..
Combien il est important
De tous les jours se laver les dents.
Entouré de strass et de paillettes
Je me vautre dans la luxure
Me vante de tous mes parjures
Et comme tous les jours je casse une cigarette…
Je cultive ma différence,
Pour ne pas dire mon indifférence,
De toutes ces insolentes nymphettes
Et comme tous les jours je brûle ma boulette…
En cet après-midi de Toussaint,
Je suis subjugué par tous ces seins,
Qui défilent, emportés dans ce tourbillon sans qu’ils ne le veuillent,
Et comme tous les jours je saisis mon paquet de feuilles…
Je suis sur l’autoroute de la vie,
Mon compteur s’affole
Je ne n’ai dormi que peu de nuits
Et comme tous les jours je roule cette feuille et la colle…
Psychédélikland me voilà !
Enfin je me sens raisonner à l’endroit,
Tous l’univers est résumé à ça
Et comme tous les jours un stick roule entre mes doigts !
Je m’en fume l’esprit,
Et parfois j’oublie..
Combien il est important
De tous les jours se laver les dents.
Rom
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