En descendant le fil

Le soleil n’est plus là, c’est la lune qui règne…
Le loup a mangé l’agneau, et la lune saigne,
Que du vert et du rouge…
La prairie, les brebis ou ce qu’il reste de vie,
Animalement vôtre, morale d’un monde décati.
Et puis, plus ils engraissent, et plus j’enrage,
Lutter contre ceux qui veulent tout croquer, ok j’m’engage
Que du vert et rouge,
Comprends mieux alors que mes yeux soient rouges,
Pour oublier tous ces damnés, la tête en l’air, je fume du vert,

Viens dans ce souterrain, mon terrain, où l’on ne voit plus rien
D’autres que des beatniks, des anarchistes et des catins
Que du vert et rouge,
Alternatif comme le tricycle et l’éolien
Utopique et subversif, de More à Bukowski, ça ne fait plus qu’un.
Franco
Des vers en rouge

Je rêve de faire des vers
Vers l’aube de chaque jour.
Je me lève quand rien ne bouge,
Je prends mon verre de rouge
Et mon courage à deux mains
Pour compter les pieds qui me font défaut
Et chercher les rimes que je remets à demain.
Je saisis mon quatre couleurs,
Noir pour les mauvais jours,
Bleu pour les bons,
Pour corriger c’est le rouge,
Je ne me sers jamais du vert.
Je me ressers alors un verre
Jusqu’à me mettre à l’envers
Et je retourne à l’endroit de mes rêves,
Où je rêve de faire des vers…
Flouff
Dans l’univers merveilleux du vieux père noël
A-t-on réalisé qu’il était un mortel ?
S’il venait à succomber d’une mort éventuelle
Qui le remplacerait de manière universelle ?

Papy, dans sa jeunesse, n’a pas su met’ la graine
Et Mamy, à faire couler la maudite fontaine
A tel point qu’elle a gardé intact son hymen
Et qu’lui commençait à avoir sérieux la haine.

Ce vieil homme détourna le stock pour grands ados
Afin de sauver sa désastreuse libido.
Il eut recours à l’envoi de ces fameux textos
Et emmena sa belle défraîchie au Mac Do.

Rien n’y faisait. Il tenta donc la carte du porno.
Elle parut davantage excitée par Rocco
Que par le père nono au corps de jambonneau.
Il se résigna donc et alla faire dodo.

L’idée lui vint de l’attirer (la tirer) au moulin rouge
Afin que de son excessive pudeur elle bouge
Et qu’elle saisisse enfin de ses cinq doigts sa courge.
Vert, il devint car elle fit à nouveau sa bourge.

Un beau matin, il vit qu’elle s’était épaissie.
Il crut alors au remake de la vierg’ Marie.
Seulement, il apprit qu’elle l’avait trompé ici
Avec un lutin vert possédant un penny (voire pénis).

La mère ménopausée mit bas d’un vert enfant,
Le père cocu se trouva sans vrai descendant.
Il ne reconnut pas ce mammifère géant
Qui devint célèbre de par son teint surprenant…
Lilli
Rouge et Vert, Y a pas de Mystère !
La Ballade de Gérard !

Par un beau dimanche ensoleillé
Le bon Gérard s’en va en tournée.
Bien que non musicien,
Il n’en demeure pas moins un artiste pour les siens !

Gérard est passionné,
Et à sa passion il a tout consacré.
Tout jeune déjà il aimait jouer,
Et ses piécettes sur des chevaux miser.

Gérard est une idole,
Même quand ses yeux puent l’alcool.
Il aime s’épancher sur sa vie,
Et en faire rire ses amis.

Gérard se dit communiste
On le soupçonne d’être écologiste…
Mais plus que Rouge ou Vert
Ce qui l’intéresse c’est le Rouge au fond de son verre !

Un ballon de Rouge et j’accélère
Peu importe si le feu n’est pas Vert…
Gérard repense à sa belle-mère,
Ce qui de rage le rend Vert !

Sa vision se trouble,
Il accélère encore,
Et oui plus qu’un petit effort,…
Enfin, cette voiture il double…

Dommage pour cet enfant,
Qui ne faisait que traverser tranquillement,
Gérard le passionné,
A finit par le percuter…

Morale de l’histoire,
A avoir une vie trop colorée,
Et son esprit de Rouge teinté.
C’est toujours l’enfant d’à côté,
Qui finit sur le trottoir.
Et ses parents qui sombrent dans le désespoir …
Rom

On connaît la fin…

De bons matins, fourbus et sans vaccins,
Sur ce tapis maudit qui roule et qui avance
Et à la fin, cruel est son destin…
Futur boudin, qui gonflera des panses.

Il avance masqué car il sait qu’il va se faire charcuter…
Dégoûté d’avoir été engraissé pour que les autres puissent encaisser
De gros biftons grâce aux moellons et à tous ses petits lardons
Allons, allons, il faut se dépêcher, ça nique la productivité.

Il a sale caractère mais on l’aime bien quand même.
Pourtant c’est sans chagrin qu’on lui coupera la tête,
Pour en faire de la couenne, en enfer c’est idem.
Et s’il n’est pas moelleux, c’est dans une benne qu’il fera la fête.

Un air abscon, une queue vrillée et des abdos moelleux ;
Tu sens pas bon et t’as une tête de fion.
Dur dur d’être un cochon, dans toutes ces conditions,
Vivre dans un monde de con ; je te comprends mon vieux.

Franco

Opération coup de groin

Nuit de stress pour les esclaves de la bergerie
Les loups en cols blancs sont encore de sortie
Guettant le bétail docile prisonnier du bureau
Enchaîné mais heureux derrière ses barreaux

Nuit d’ivresse pour les libérateurs de la prairie
Les cochons dingues profitent de l’eau de vie
Goûtant en détails aux tendres plaisirs ruraux
Déchaînés mais sérieux face à leurs bourreaux

Scène de liesse au pays des éleveurs de profits
Les coups groins ont effrités les crocs ennemis
Il est temps désormais de se jeter avec droiture
Au fond du lit moelleux d’une rivière de luxure

Jésus

Cochon et Moelleux


Je me réveille, les yeux encore a demi - clos
Une impression de bien-être… dehors il fait beau.
Je me remets doucement des ravages de la veille,
Alcool, drogue, sexe et rock’n roll, c’est toujours pareil !

Je me jette du lit, me plonge dans un bain,
Qu’il est malheureux cet appel du turbin !
La veille on festoyait comme des cochons dans le moelleux de la déraison !
Mais le retour à la réalité a de quoi vous conduire à la pendaison.

Sorti de chez moi les agressions commencent,
Dans le vent glacial du matin, je vois ces visages,
Vides d’expression, sans envie, misère de l’esclavage
Ouvrez les yeux, on entre dans la danse !

Partagé entre violence et conscience,
Je n’ai que du mépris pour ces fourmis
Image de l’individualisme exacerbé
Je les vomis, promis juré !

Je rêve de m’exiler
Sur une île avec un cocotier
Oublier ces vilains
Et surtout leurs comportements dans le métropolitain !
Retrouver le sourire et la sécurité,Dans un monde rempli de solidarité ...

Rom


Dans la vie , il y a plusieurs façons de faire son chemin.
Soit de s’encanailler, et devenir un gredin ;
Soit, tout accepter et être citoyen !

A mi-chemin entre le gredin et le citoyen,
Se trouve le politicien !
Bien que se ventant de vouloir notre Bien
Il vit de petits larcins !

L’homme politique se reconnaît,
Par sa fabuleuse capacité,
A la langue de bois manier,
Et à faire ce qui lui plaît !

Entre amateurs de cigares,
Et ceux qui noircissent les lignes des polars,
On peut se demander sur quel pied danser
Pour éviter de se faire truander.

Alors Ami lis bien ces Vers
Qui soudain prennent un ton sévère :
Si tu veux faire respecter tes choix,
Et dessinez la Vie devant toi
Prends ta carte d’électeur
Et vote avec ton Cœur !
Rom

Arnaque, crime et politique

Moi aussi je veux devenir une rockstar politique
Le proxénète du bordel sordide de la république
Avide de pouvoir, de luxure et d’évasion fiscale

Je rêve de sondages et d’un château sur la Loire
D’un beau ministère doré en guise de pourboire
Villégiature préférée du grand criminel en escale

Paré pour s’envoler vers d’autres cieux de Liberté
Prêchant la rigueur morale, la justice et l’Egalité
Pour les êtres appartenant à cette belle Fraternité
Des truands prêts à tout pour accéder à l’Elysée
Jesus

Il était une fois un personnage fort connu,
Fumant la pipe, bien bâti, costaud et jouflu
Désireux de promouvoir son légume plein d'fer
Auprès d'nos chères têtes blondes, pour certaines, bien en chair.

Après la propagande du bienfait des pommes
Chirac a conquis, malgré eux, le vote des hommes
Mais personne ne s'est pourtant mis à les manger
Leur préférant une bonne crêpe sucrée ou salée.

Pour am'ner la population à consommer,
Cette denrée verte et prétendument magique,
Ce marin a opté pour la bande dessinée
Abandonnant tout espoir de politique.

Dev'nus adultes ET réfléchis, nous constatons
Que ce fameux personnage puisait une telle force
Dans les hormones de croissance d'origine corse.
Truander par Segar, j'demande réparation.
Lili

Sans trop de rhétorique
Je plonge en politique
Pour seulement jeter des pics
Sans se soucier de l’éthique
Devant une foule de fanatiques.

Les pots de vin coulent a flot
Et ça en fait un magot
Truander c’est du gâteau
Et mener les gens en bateau
C’est somme toute rigolo.

Je suis un animal politique
Et fièrement le revendique
La scène est à mes pieds
Il suffisait juste de truander !
Jean Benoit

C'est à la lueur du soir,
Son coeur empli de désespoir,
Qu'il lève les yeux au ciel
N'y trouvant que du fiel.
Esperant que l'alcool,
Rende sa vie plus folle.
Il sort son tire-bouchon
Et ouvre un Saint-Emilion.
Quelques verres plus tard,
Comme presque tous les soirs,
Renfermé dans son monde,
Où jamais, les idées ne fécondent.
Il est tout seul chez lui.
Affalé sur son lit.
Le Soleil se lève bientôt,
Sur un jour qu'il espère nouveau.
Titoine
Le meilleur ami de l’homme
Sèches tes larmes mon fidèle compagnon
Tu pourfends chaque soir la triste sobriété
Toi mon ami, mon précieux tire-bouchon
Tel un glaive, à la robe de métal étoilée
Chevalier de l’ivresse, combattant du fiel
Tes talents ouvrent les portes de mon âme
Et projettent mon esprit au delà de ce ciel
Pour échapper à ce monde cruel et infâme
Défenseur de la veuve et de la villageoise
Tu fécondes les pensées les plus creuses
Et si parfois je te trompe avec la cervoise
Unis nous serons pour vaincre la faucheuse
Jésus

Voilà donc l’histoire d’une norvégienne
Gaulée comme une chienne
Le genre de femme vraiment sans gène
Qui lors du coït n’est pas sans rappeller la hyène
Cette gadji arrive donc au comptoir
(Du bar ? La rime est rare…)
Et croise un gars du genre couche- tard
Le genre de gars qui (y) va dard-dard
Elle lui balance « Dis-moi p’tit salopard ?
C’est-y pas une lueur d’espoir
Pour ton gros dard
Que j’vois dans ton r’gard
Qui me semble aussi hagard
Que celui de Roger Martin du Gard ?
M’est avis que c’est l’genre d’histoire
Qui va finir dans le noir
Au fond d’un hangar… »
« Mais non » lui répond le moribond
« Ecoute mon p’tit dindon
Tout ce que je veux c’est ton con
De mari en prison
Yen a marre de sa gueule de fion
A toutes les saisons »
C’en est trop pour la chérie
Qui sur ce prend ses jambes en furie
Retourne illico en Scandinavie
Où elle finit bien tristement sa vie.
La morale de cette histoire
C’est qu’à vouloir féconder sans raison
On finit souvent dans un lupanar
Avec la queue en tire-bouchon.
Mal

Errant à travers chemins et champs
Voyageant sur chaque continent
Je me mis à la recherche de l’Amour
Pour un jour finir ce tour !
Rencontrant un vieux cochon,
Vivant depuis la nuit des temps en Chine,
Avec sa queue en Tire-bouchon.
Pendant des jours, nous discutâmes
Le tout, sans état d’âme,
De notre refus de courber l’échine !
De son avis d’expert
Me faisant penser à mon père
Il me conseilla d’éviter
D’un jour, une femelle féconder.
Surpris par cette réaction
De la part d’un luron de cochon
Je lui demandais des explications !
Mon brave me dit-il,
Mon seul conseil est l’Exil !
Car notre monde est bien trop menaçant,
Pour souhaiter y voir grandir son enfant.
Ayant enfin trouver un but
Autre que celui d’une culbute
Je conquis mon territoire
Et y fit construire un manoir.
Puis partant en quête,
A la recherche de ma Claudette,
Je mis un certain temps,
Me cassant les dents,
Avant de trouver celle,
Que je ramènerai sur ma parcelle !
L’élue trouvée…
Puis au palais ramenée…
Nous avons longtemps tergiversé
Avant de nous jurer amour et fidélité !
Suivant plus que de raison
Les conseils du Vieux Cochon,
Nous bâtîmes notre bulle
Pour y mélanger spermes et ovules,
Et voir un jour notre mélange
Mon Dieu que c’est étrange…S’incarner en ange !
Rom

Soudain un objet sort de sa poche
Lentement commence son approche
Le tire bouchon frôle le verre
Et courageusement persévère.
Il va rageusement féconder le liège
Tranquillement enfoui dans son siège
Le maître apprécie aussi
Et son estomac qu’il remplit.
Le vin est bon
Sortez les tires bouchons !
TiTou


Journée tranquille dans ce bel hexagone
Occasion rêvée pour lever haut son verre
Se poser en terrasse et observer la faune
De ces jeunes beautés toutes célibataires

Envie irrépressible de découvrir la chair
Encore immaculée et pleine de fraîcheur
De ce corps si doux aux rondeurs légères
Parfumées de désirs aux intenses senteurs

Après avoir ardemment ramoner sa fleur
Mineur assoiffé des profondeurs humides
Moment opportun pour fuir tel un voleur
Le feu en moi apaisé et les bourses vides
Jesus
Par une belle journée, bien tranquille et tout serein,
Penché sur sa bière, un mineur pensait aux lendemains,
A tous ces matins avant de descendre vers son labeur
Des gens vêtus de rouge ne cessaient de diffuser une peur.
Dans une brève pensée, pleine d'alcool et d'ébriété
Il se mit à rêver de jours meilleurs où chaque citoyen
Au lieu de réagir bêtement, prendrait les choses en mains,
Mettrait enfin leur poing sur la gueule de tous ces crétins.
Par une belle journée, soucieux de leur destin de puce,
Ces crétins ne voyant que ce qui pourrait leur arriver de pire,
En viennent à penser que dans l'Europe ne nait aucun avenir.
Et ils crient haut et fort à travers télés, radio et prospectus
Toutes ces idioties qui sont nées d'une ignorance.
Ils ramonnent les cerveaux et vident les panses,
Espèrent qu'en brassant, lors des manifs, tant d'air
Ils fassent gagner ce NON et tuent alors cette nouvelle ère
Où doit naitre tous les rêves et tous les espoirs,
Car sans cette Europe, nous resterons dans le noir.
Alors réveillons nous et allons briser tous ces cons
Qui par calcul politique veulent faire gagner le NON!!!!
NoNo
Déboussolée par un monde cruel,
Dans lequel il est difficile de faire sa place,
Je cherche désespérément à me voiler la face,
A me convaincre que je vis dans une chanson de Bruel.
Mais ma vie n'a pas été écrite en LA mineur,
Elle est faite de petites souffrances mais aussi de petits bonheurs,
De petits riens qui font un tout,
De petits tout qui n'apportent rien.

Aujourd'hui j'ai décidé d'arrêter de rêver,
Aujourd'hui j'ai envie de vivre, de profiter.
Alors si pour cela je dois me faire ramoner,
Autant que cela soit par un bel Apollon au pas léger !
Joana
C’est l’histoire d’un mineur ramoneur :
Le fait qu’il ne soit pas majeur n’est pas mineur,
En effet, le mineur est fin et agile,
Et dans les faits, il peut ramoner de manière habile.

Autre fait majeur, le mineur en question possède un rat.

Un rat, nommé Monet, en hommage à l’artiste ci-nommé.
Notre mineur ramoneur vit en Asie mineure,
Et en bon ramoneur, il se lève de bonne heure ;
Nourrit son rat Monet et des cheminées s’en va ramoner.
Flouff
Il faut le dire : « Qu’est ce que c’est con un coron ! »
Envoyer tant de mineurs au charbon,
Produire du noir et des teints blafards,
Se croisant hagard, dans tous ces halls de gare.

Tant de mineurs, pour que nous consommions, en rang d’oignons,
Les dernières inventions et prendre des plus gros avions.
Creusant les bacs à « Soldes » alors que les autres ne grattent que le sol,
Noir, blafard, en attendant leurs soldes.

Et si un jour, l’or noir, la fission et le charbon ;
Viennent à manquer, freinant nos pulsions de mort amère ;
Alors nous ramonerons toujours plus profond,
Dans les entrailles de la Terre et jusqu’en haut dans les airs…

Creusons, creusons, et positivons !
Et puis un jour si nous asphyxions,
Il nous restera qu’à sauter au fond
De ce trou sans fond…
Franco
Ce n’est certainement pas
Par des actes Mineurs
Que l’on devient un jour Majeur
Loin de là !

« Debout les gars réveillez-vous
L’avenir est devant vous ! »
Nous répète-t-on sans cesse
Mais vous à quoi pensez-vous ?
A Ramoner tous les trous !
A de vulgaires histoires de fesses ! ?…

Alors avant de bander mou
De supplier les femmes à genou
Respectez-les, respectez-vous ! ! !
Rom

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