Le soleil n’est plus là, c’est la lune qui règne…
Viens dans ce souterrain, mon terrain, où l’on ne voit plus rien
Je rêve de faire des vers
Papy, dans sa jeunesse, n’a pas su met’ la graine
Ce vieil homme détourna le stock pour grands ados
Rien n’y faisait. Il tenta donc la carte du porno.
L’idée lui vint de l’attirer (la tirer) au moulin rouge
Un beau matin, il vit qu’elle s’était épaissie.
La mère ménopausée mit bas d’un vert enfant,
Par un beau dimanche ensoleillé
Gérard est passionné,
Gérard est une idole,
Gérard se dit communiste
Un ballon de Rouge et j’accélère
Sa vision se trouble,
Dommage pour cet enfant,
Morale de l’histoire,
On connaît la fin…
De bons matins, fourbus et sans vaccins,
Sur ce tapis maudit qui roule et qui avance
Et à la fin, cruel est son destin…
Futur boudin, qui gonflera des panses.
Il avance masqué car il sait qu’il va se faire charcuter…
Dégoûté d’avoir été engraissé pour que les autres puissent encaisser
De gros biftons grâce aux moellons et à tous ses petits lardons
Allons, allons, il faut se dépêcher, ça nique la productivité.
Il a sale caractère mais on l’aime bien quand même.
Pourtant c’est sans chagrin qu’on lui coupera la tête,
Pour en faire de la couenne, en enfer c’est idem.
Et s’il n’est pas moelleux, c’est dans une benne qu’il fera la fête.
Un air abscon, une queue vrillée et des abdos moelleux ;
Tu sens pas bon et t’as une tête de fion.
Dur dur d’être un cochon, dans toutes ces conditions,
Vivre dans un monde de con ; je te comprends mon vieux.
Franco
Opération coup de groin
Nuit de stress pour les esclaves de la bergerie
Les loups en cols blancs sont encore de sortie
Guettant le bétail docile prisonnier du bureau
Enchaîné mais heureux derrière ses barreaux
Nuit d’ivresse pour les libérateurs de la prairie
Les cochons dingues profitent de l’eau de vie
Goûtant en détails aux tendres plaisirs ruraux
Déchaînés mais sérieux face à leurs bourreaux
Scène de liesse au pays des éleveurs de profits
Les coups groins ont effrités les crocs ennemis
Il est temps désormais de se jeter avec droiture
Au fond du lit moelleux d’une rivière de luxure
Jésus
Cochon et Moelleux
Je me réveille, les yeux encore a demi - clos
Une impression de bien-être… dehors il fait beau.
Je me remets doucement des ravages de la veille,
Alcool, drogue, sexe et rock’n roll, c’est toujours pareil !
Je me jette du lit, me plonge dans un bain,
Qu’il est malheureux cet appel du turbin !
La veille on festoyait comme des cochons dans le moelleux de la déraison !
Mais le retour à la réalité a de quoi vous conduire à la pendaison.
Sorti de chez moi les agressions commencent,
Dans le vent glacial du matin, je vois ces visages,
Vides d’expression, sans envie, misère de l’esclavage
Ouvrez les yeux, on entre dans la danse !
Partagé entre violence et conscience,
Je n’ai que du mépris pour ces fourmis
Image de l’individualisme exacerbé
Je les vomis, promis juré !
Je rêve de m’exiler
Sur une île avec un cocotier
Oublier ces vilains
Et surtout leurs comportements dans le métropolitain !
Retrouver le sourire et la sécurité,Dans un monde rempli de solidarité ...
Rom
Soit de s’encanailler, et devenir un gredin ;
Soit, tout accepter et être citoyen !
A mi-chemin entre le gredin et le citoyen,
Se trouve le politicien !
Bien que se ventant de vouloir notre Bien
Il vit de petits larcins !
L’homme politique se reconnaît,
Par sa fabuleuse capacité,
A la langue de bois manier,
Et à faire ce qui lui plaît !
Entre amateurs de cigares,
Et ceux qui noircissent les lignes des polars,
On peut se demander sur quel pied danser
Pour éviter de se faire truander.
Alors Ami lis bien ces Vers
Qui soudain prennent un ton sévère :
Si tu veux faire respecter tes choix,
Et dessinez la Vie devant toi
Prends ta carte d’électeur
Et vote avec ton Cœur !
Rom
Arnaque, crime et politique
Moi aussi je veux devenir une rockstar politique
Le proxénète du bordel sordide de la république
Avide de pouvoir, de luxure et d’évasion fiscale
Je rêve de sondages et d’un château sur la Loire
D’un beau ministère doré en guise de pourboire
Villégiature préférée du grand criminel en escale
Paré pour s’envoler vers d’autres cieux de Liberté
Prêchant la rigueur morale, la justice et l’Egalité
Pour les êtres appartenant à cette belle Fraternité
Des truands prêts à tout pour accéder à l’Elysée
Jesus
Il était une fois un personnage fort connu,
Fumant la pipe, bien bâti, costaud et jouflu
Désireux de promouvoir son légume plein d'fer
Auprès d'nos chères têtes blondes, pour certaines, bien en chair.
Après la propagande du bienfait des pommes
Chirac a conquis, malgré eux, le vote des hommes
Mais personne ne s'est pourtant mis à les manger
Leur préférant une bonne crêpe sucrée ou salée.
Pour am'ner la population à consommer,
Cette denrée verte et prétendument magique,
Ce marin a opté pour la bande dessinée
Abandonnant tout espoir de politique.
Dev'nus adultes ET réfléchis, nous constatons
Que ce fameux personnage puisait une telle force
Dans les hormones de croissance d'origine corse.
Truander par Segar, j'demande réparation.
Lili
Sans trop de rhétorique
Je plonge en politique
Pour seulement jeter des pics
Sans se soucier de l’éthique
Devant une foule de fanatiques.
Les pots de vin coulent a flot
Et ça en fait un magot
Truander c’est du gâteau
Et mener les gens en bateau
C’est somme toute rigolo.
Je suis un animal politique
Et fièrement le revendique
La scène est à mes pieds
Il suffisait juste de truander !
Jean Benoit
Voilà donc l’histoire d’une norvégienne
Gaulée comme une chienne
Le genre de femme vraiment sans gène
Qui lors du coït n’est pas sans rappeller la hyène
Cette gadji arrive donc au comptoir
(Du bar ? La rime est rare…)
Et croise un gars du genre couche- tard
Le genre de gars qui (y) va dard-dard
Elle lui balance « Dis-moi p’tit salopard ?
C’est-y pas une lueur d’espoir
Pour ton gros dard
Que j’vois dans ton r’gard
Qui me semble aussi hagard
Que celui de Roger Martin du Gard ?
M’est avis que c’est l’genre d’histoire
Qui va finir dans le noir
Au fond d’un hangar… »
« Mais non » lui répond le moribond
« Ecoute mon p’tit dindon
Tout ce que je veux c’est ton con
De mari en prison
Yen a marre de sa gueule de fion
A toutes les saisons »
C’en est trop pour la chérie
Qui sur ce prend ses jambes en furie
Retourne illico en Scandinavie
Où elle finit bien tristement sa vie.
La morale de cette histoire
C’est qu’à vouloir féconder sans raison
On finit souvent dans un lupanar
Avec la queue en tire-bouchon.
Mal
Errant à travers chemins et champs
Soudain un objet sort de sa poche
Lentement commence son approche
Le tire bouchon frôle le verre
Et courageusement persévère.
Il va rageusement féconder le liège
Tranquillement enfoui dans son siège
Le maître apprécie aussi
Et son estomac qu’il remplit.
Le vin est bon
Sortez les tires bouchons !
TiTou
Journée tranquille dans ce bel hexagone
Occasion rêvée pour lever haut son verre
Se poser en terrasse et observer la faune
De ces jeunes beautés toutes célibataires
Envie irrépressible de découvrir la chair
Encore immaculée et pleine de fraîcheur
De ce corps si doux aux rondeurs légères
Parfumées de désirs aux intenses senteurs
Après avoir ardemment ramoner sa fleur
Mineur assoiffé des profondeurs humides
Moment opportun pour fuir tel un voleur
Le feu en moi apaisé et les bourses vides
Mais ma vie n'a pas été écrite en LA mineur,
Aujourd'hui j'ai décidé d'arrêter de rêver,
Autre fait majeur, le mineur en question possède un rat.
Un rat, nommé Monet, en hommage à l’artiste ci-nommé.
Tant de mineurs, pour que nous consommions, en rang d’oignons,
Et si un jour, l’or noir, la fission et le charbon ;
Creusons, creusons, et positivons !
« Debout les gars réveillez-vous
Alors avant de bander mou