EPITHAPHE

Un cri dans la nuit ! « Au secours, au meurtrier »
En sueur les draps trempés je me suis réveillé.
Tendant l’oreille, je me demande, rêvais-je ?
Rick ! Sa voix tourne en moi comme un flocon de neige.

Je le pleure à présent ! Je comprends tout ce bruit.
Il était si touchant ce petit intello !
Sa passion ? Les livres! Non, pas l’haltérophilie!
Je le pleure à présent ce tout petit sans pot !

Dans ma tête un cortège, une petite boite en bois.
Moi seul ait conscience du pour qui et du pourquoi !
Il est mort pour le bal des poètes! Oui! Pour vous!
Il est mort de curiosité! Oui…je l’avoue.

Son meurtrier? Je le connais : Un lourd Dico
« J’ai glissé!» qu’il dit! « Homicide involontaire »
C’est vrai Rick cherchait, il cherchait « vernaculaire »
Un mot inconnu de ce petit intello.

Oui ce mois ci j’ai souffert! Une bosse sur ma tête.
Une chaise branlante, une étagère trop haute et Hop !
Rick mourut d’un coup de dictionnaire sur ma tête.
Adieu Rick! Il n’eut pas fallu que tu achoppe

A mon neurone
Mort pour la culture

Symlex
-
Raymond

Raymond, la tête dans la terre agonisait au sol
Rappelez vous Raymond, qu’est tombé du tracteur
imbibé qu’il était de quelques litres d’alcool….

….Mr Tétamarron s’appelait l’instituteur….


L’école, la ferme, l’école, la ferme, la ferme, la ferme, LA FERME !! LA FERME !!....
Sa main droite griffa le sol…LA FERME….LA FERME…. !!!

Un flash….un éclair…

Bon sang, bon sang, comment ais-je pu à 8 ans
soulever ce parpaing,
l’aplatir sur la tête du frêle instituteur
j’eusse fait haltérophilie, peut être
mais mon père comme sport il me permettait juste
de courir très très vite tout autour de la table
tandis que son sabot frôlait mon oreille gauche…

« Bon dieu, ta pas crouillé la lourde sacré maudit fi de garce ! » m’hurlait il aux oreilles
alors que celle de gauche rougissait du contact d’avec le dit sabot.

Toujours est il que lundi au matin alors que je rentrais en classe
heureux, fier comme un pape je criais a la volée»
Ne vous inquiétez pas je vais crouiller la porte ! »

Le regard noir du maître me transperça le corps
il m’insulta de suite en hurlant dans la salle :
« Ce langage vernaculaire n’a pas lieu d’être ici à l’école de la république !!..
… Monsieur, rejoignez votre place vous me ferez 100 lignes !

..Jamais j’aurai penser pouvoir soulever parpaing….

Raymond dans un dernier souffle eut un joli sourire
Il pensait à son petit fils la veille au soir qui heureux criait :
« ta vu papy ??
J’ai Crouillé la porte !!!

Triluc

Notes du poète :
crouiller
traduction : (une porte) fermer à clef
zone géographique : Anjou
fi de
traduction : fils de . les expression les plus courantes " fi de vesse, fi de garce"


Who’s driving the van ?

J’ai jamais vraiment eu le physique de Superman
Mon seul tour de magie c’est le coup de la panne
Alors pour pimenter ma vie j’ai choisi la poésie
Bon compromis entre la débauche et l’haltérophilie

Pour muscler mon je mais sans ternire les contes
Je préfère lever des fonds que soulever de la fonte
Aller voir si les marches sont moins dures à Cannes
Découvrir les rimes étoilées filant au volant du van

Laisse toi donc griser, monte à bord pour une virée
Les mystères des vers brisés te feront vibrer
Car mon phrasé vernaculaire ébahit les foules
Fait rigoler les filles et donne la chaire de poule

Jesus

Homo Abrutis

J’ai pour passion d’observer mes contemporains,
D’entrer dans leur esprit, de les observer dans le train.
Parmi ces spécimens celui que j’affectionne
Fait sans aucun doute partie de la race des Hommes !
On le nomme Homo Abrutis dans un langage véhiculaire,
Ou Véritable Abrutis dans un langage vernaculaire !

Cet animal sans cesse me désespère !
C’est dû pleinement à son atrophie bulbaire !
Car il préfère l’haltérophilie, et les muscles qui bandent,
A l’éveil et l’instruction , pour mieux les problèmes comprendre !

Cette espèce vit dans la jungle urbaine,
Malheureusement pour nous ce n’est pas une aubaine.
On reconnaît aisément les membres de cette tribu,
Ils manquent totalement d’éducation et de vertu !
Lorsqu’ils se ruent dans le métropolitain,
C’est pour pousser les vieux et user les strapontins,
Tête baissée, l’air de rien,
Pensant être le plus malin,
S’attirant les courroux de leurs voisins !

Je ravale ma rancœur,
Et cultive ma bonne humeur,
Je les égratigne sur le papier,
Ceux pour qui je n’ai aucun respect,
Heureusement que le Bal existe,
Sinon je deviendrais un véritable Sudiste !

Romi

Peur d’aimer les idées

Ils vivent effrayés, d’un jour se réveiller, avec un absolu à rechercher !
Ceux qui ont peur des idées ; Au logis, bureautique, céramique et la Télé.
Déjà enlisé dans la tourbe glacée des calculs égoïstes, des intérêts bien placés ;
Il regarde la vie, la vrai, et Sarkozy à la Tévé.
Ceux qui ont peur des idées se racontent qu’ils pensent en toute liberté.
Je les voie dans le train, ils ont tous le même papier à jeter.
Bien sur, ils l’ont pris parce qu’il n’y avait pas à l’acheter.
Pas bête, eux, ils s’intéressent surtout au programme Télé.
Et moi là avec mon style de Pygmée, à pratiquer avec excès la rime en « é ».
Philosophie spontané, phrasé psalmodié du fond d’un verre de Rhum douze années.
Petite pensée que je maugrée, d’humeur ambrée, au fond de mon canapé
dédicacé au grand Cap’tain Dédé, le poète muet.
Franco

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