Dimanches soirs ...
Marre des bouchons du dimanche soir !
Ceux qui déjà pour le lundi vous mettent en pétard !
Marre d’attendre dans les files de carrosses métalliques,
Voir chez les autres monter le stresse et la panique…
Le pire dans l’histoire de ces bouchons du dimanche soir,
C’est qu’au rendez vous du FC luco, j’arrive en retard !
Dédé la gachette, Vinz l’éclaire, ou Rougeot le râleur,
Cricri le stoppeur et Nanard le flambeur …
Autant d’acteurs, qui pour la semaine vous mettent de bonne humeur !
Alors promis je me mets aux transports en commun,
Qui paraît-il à notre environnement font du bien !
Comme ça peut-être que Rougeot râlera moins,
Que le climat sera serein et que Nanard jouera bien !?
Bref, les amis je vous dis à dimanche prochain…
Rom
Petit bonhomme, grosse voiture
Il était une fois monsieur tout le monde
Qui le dimanche voulait sortir sa blonde
Voilà pas qu’il lui montre sa grosse auto
Ça l’impressionne elle aime bien les machos
Alors sur l’autoroute il met le turbo
Il a même failli se prendre un camion
Mais il pense qu’aller vite ça fait viril
C’est pour ça qu’il s’en fout il a du style
Les petits bonhommes dans leur grosse auto
Jouent aux surhommes, sont de vrais machos
Plus ils sont bêtes plus il y a des chevaux
Mais dans leurs têtes y a que des grelots
Et voilà que ça commence à bouchonner
Ca l’exaspère, il essaie de ne pas s’énerver
Il grille tout le monde par la file de sortie
Puis il se rabat tout fier comme un bandit
Puis enfin arrivé sur Paris
Ce n’est que le début des péripéties
Périphérique bouché, putain de parisiens
Il prend les voies de bus, il est plus malin
Refrain
Il klaxonne il insulte ça fait du bien
Il se sent fort puissant mieux que ces vaut-rien
Enfin arrivé devant l’Hippo. Il faut se garer
Tiens ça tombe bien, une place « handicapés »
Mais qu’est-ce qu’elle a la blonde elle est toute pâle
Elle est pas bien elle est un peu malade
Pour se faire pardonner sa conduite dynamique
C’est décidé il lui offrira une entrecôte frites !
Refrain
Flouff
Mon vieux cœur se contracte, ça lui fait comme des plis
Je revoyais maman, elle travaillait la pâte
Bonus
Ce matin au réveil je rigole, je rigole
Mais cela ne m’empêchait pas de faire pipi au lit.
Je lisais Arsène Lupin, le roi de la cambriole,
Stevenson, Agatha Christie et Fantomas qui cabriole.
Puis, j’ai découvert les u verts de Rimbaud,
Que coulaient nos amours sous le pont Mirabeau.
Dès lors, je me suis perdu entre les lignes,
Sur les pages blanches pleines de signes,
Mots-clefs, croisés, fléchés par le poète,
A déguster blotti sous une couette.
J’ai ainsi vu la cigale dépourvue de La Fontaine,
Qui avait le Spleen, puis un homard à l’américaine,
Egaré dans l’inventaire de Monsieur Prévert,
Un albatros, dans le ciel bas et lourd de Baudelaire,
Des sentiments, des idées et des maux aussi.
Allez, rien qu’une fois, relis une poésie !
Une de celles que tu apprenais par cœur à l’école,
Et qui rendait ta professeur de français folle,
Tant, la veille, tu l’avais mal apprise.
Aujourd’hui, tu la lis, elle frappe ton hypophyse.
Rappelle-toi, Barbara et les contemplations,
Sables mouvants, Illumination, Ma bohème.
C’est quand même beau, un poème.
AD
e
Pour faire plaisir à tous ces champions, mes pygmalions,
Ceux qui rient de mes tics et de mes rimes primitives,
Moi, le pygmée des « é », me lance dans une tentative
De réformer mes habitudes. Place à la verbale révolution !
Je ne pratique donc plus que la rime en « ule » ;
Plus difficile qu’avec le « é » en sont les conciliabules,
Et pourtant, je réussis ce travail, digne d’un Hercule,
Pour inventer un monde de tentacules et autres pédoncules.
Je brûle de cet exploit qui relance mes ardeurs
De devenir un grand, de ceux qu’on appelle auteur ;
Ceux qui sont si haut qu’il gèle comme dans un freezer ;
Ceux qui sont si beau qu’il passe jamais l’aspirateur.
Maintenant que je pratique les cabrioles poétiques,
Mes rimes « ravioli » se transcendent en exploits linguistiques.
Et l’on ne trouvera plus ni gaîté, ni spontanéité ; dans mes feuilles !
Mes verbes obliques se briseront sur de savants écueils.
En conclusion, pour toute réflexion, au fond de moi, je crois,
Savoir pourquoi les politiques emploient des mots alambiqués.
Depuis tout jeune, les pauvres, ils ont été brimés dans leur logorrhée,
Interdits de pratiquer des rimes en « é » sous peine de redoubler.
Quel dommage, d’un seul coup, de leurs discours est rayé,
Des mots sympas, et que pourtant on adorait,
Y avait l’égalité, la liberté, et surtout la solidarité ;
Des mots handicapés par une racine un peu trop basanée.
En guise de conclusion, aux détracteurs des rimes en « é »,
Je n’aurai plus que mon majeur à leur présenter,
Et puis, si à la fin, les mots ne peuvent plus plaisanter,
Franco
Tenait en sa main un cric prêt à fracturer,
Toutes les portes, et les lattes du plancher,
Pour un peu d’or dénicher !
L’ami Gendarme tout de bleu paré,
Tenait en sa bouche un mégot atrophié
Parcourant les rues de sa ville
A la recherche d’un vil goupil !
La grand-mère du quartier,
Chez qui le voleur se cachait,
S’empressait de préparer le plat du mercredi,
Des vraies et pas des Buitoni, j’ai nommé les Raviolis…
L’odeur filant par la fenêtre,
Finit par attirer notre garde-champêtre,
Qui dirigea ses pas sur un air de cabriole,
Vers la maison où se commettait un vol !
Le voleur innocent, enfin pour l’instant !
Fut surpris par la grand-mère qui poussa un cri strident,
Elle alerta l’homme de loi, qui n’eu pas les foies
Enfin faut-il préciser, pour cette fois !
Et en deux temps trois mouvements,
Le policier au ventre bedonnant,
Saisi le voleur sans ménagement !
Le rouant de coups, lui cassant les dents !
Au nom de la République, il le tortura
Pensant qu’il faisait partie de l’Al-Quaida
Puis pris de remords, sans jamais vouloir reconnaître ses tords
Le mis dans un avion, lui promettant un avenir en or !
Je vous laisse deviner le futur qu’on lui a réservé !…
Un billet première classe direction la misère,
Dans un pays ravagé par la guerre,
Ou bien évidemment il est aussi un étranger…
Moralité de l’histoire,
Faut pas faire chier mamie
Quand elle fait ses raviolis,
Sinon t’iras faire des cabrioles dans un trou noir !
Lassé de cette monarchie déguisée en république
Des vestes retournées, des cabrioles démagogiques
De toutes ces têtes couronnées en chefs d’état si vils
De l’écho des sondages et des voitures en ville
Je veux juste me goinfrer de ravioli devant un bon JT
Mal armé devant un grand débat télé sur l’insécurité
En espérant qu’au fond tous les maux vont disparaître
Sans jamais se battre ou bouger d’un centimètre
Mais attention car sur le front on aperçoit de la fumée
Par inadvertance la flamme vient d’être rallumée
Au royaume des aveugles pas besoin d’être une lumière
Le borgne joue des tours alors protégez vos arrières
J’aime le mercredi
Parce que c’est raviolis
Et parce que juste après
On file dans ton cabriolet
Direction le Cabaret.
Puis là sur ton tabouret
Tu t’exerces à de drôles de cabrioles
Moi je t’admire toi mon idole
Perché sur tes hauts talons de folle
Tu gambades tes belles gambettes
Tu fais fantasmer tous les asexués.
Et quand enfin s’achève la soirée
C’est sur les fauteuils de ta vieille carriole
Que tu continues tes drôles de cabrioles
Tu me sautes tel un petit cabri
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