On connaît la fin…

De bons matins, fourbus et sans vaccins,
Sur ce tapis maudit qui roule et qui avance
Et à la fin, cruel est son destin…
Futur boudin, qui gonflera des panses.

Il avance masqué car il sait qu’il va se faire charcuter…
Dégoûté d’avoir été engraissé pour que les autres puissent encaisser
De gros biftons grâce aux moellons et à tous ses petits lardons
Allons, allons, il faut se dépêcher, ça nique la productivité.

Il a sale caractère mais on l’aime bien quand même.
Pourtant c’est sans chagrin qu’on lui coupera la tête,
Pour en faire de la couenne, en enfer c’est idem.
Et s’il n’est pas moelleux, c’est dans une benne qu’il fera la fête.

Un air abscon, une queue vrillée et des abdos moelleux ;
Tu sens pas bon et t’as une tête de fion.
Dur dur d’être un cochon, dans toutes ces conditions,
Vivre dans un monde de con ; je te comprends mon vieux.

Franco

Opération coup de groin

Nuit de stress pour les esclaves de la bergerie
Les loups en cols blancs sont encore de sortie
Guettant le bétail docile prisonnier du bureau
Enchaîné mais heureux derrière ses barreaux

Nuit d’ivresse pour les libérateurs de la prairie
Les cochons dingues profitent de l’eau de vie
Goûtant en détails aux tendres plaisirs ruraux
Déchaînés mais sérieux face à leurs bourreaux

Scène de liesse au pays des éleveurs de profits
Les coups groins ont effrités les crocs ennemis
Il est temps désormais de se jeter avec droiture
Au fond du lit moelleux d’une rivière de luxure

Jésus

Cochon et Moelleux


Je me réveille, les yeux encore a demi - clos
Une impression de bien-être… dehors il fait beau.
Je me remets doucement des ravages de la veille,
Alcool, drogue, sexe et rock’n roll, c’est toujours pareil !

Je me jette du lit, me plonge dans un bain,
Qu’il est malheureux cet appel du turbin !
La veille on festoyait comme des cochons dans le moelleux de la déraison !
Mais le retour à la réalité a de quoi vous conduire à la pendaison.

Sorti de chez moi les agressions commencent,
Dans le vent glacial du matin, je vois ces visages,
Vides d’expression, sans envie, misère de l’esclavage
Ouvrez les yeux, on entre dans la danse !

Partagé entre violence et conscience,
Je n’ai que du mépris pour ces fourmis
Image de l’individualisme exacerbé
Je les vomis, promis juré !

Je rêve de m’exiler
Sur une île avec un cocotier
Oublier ces vilains
Et surtout leurs comportements dans le métropolitain !
Retrouver le sourire et la sécurité,Dans un monde rempli de solidarité ...

Rom


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