Trader, Le trait d’horreur
Cheveux poivre et sel, Breitling atomique et jeune jouvencelle ;
Les attributs classiques d’un parvenu au sourire étincelle
Plein de certitudes apathiques, sur la vie, ses réussites, les parasites,
Libéral de principe, morale élastique et sincérité hypocrite.
Toujours pressé par les aiguilles de sa Rolex cline-cline-clinquant ;
Et pourtant, les poignets nus, on aura toujours plus de temps
Que ce zombie persuadé d’être un rêve pour le reste de l’humanité
Ne goûtant que l’ombre de ce que la vie aurait bien pu lui apporter.
Poupée désarticulée, tête baissé, il a fini son incroyable percée,
A contempler, sa porsche lustrée, et ses souliers bien astiqués,
Sa cravate dorée et puis au loin un tabouret renversé,
Au fond du garage, au bout d’une corde à faire le balancier.
Franco
L’Armée du Bal
Quel que soit le nombre de nos fidèles alliés
Les adeptes du Bal n’avancent jamais masqués
Quittant l’ombre pour la lumière des sentiers
Menant la légion vers le monde des guerriers
Au royaume des soldats nos poètes sont rois
Sautant sans élastique à travers l’espace froid
De la bataille contre cette étrange page blanche
Plus cruelle qu’un salut entre quatre planches
Mais la plume au poing et la rime levée haut
Brisant les idéaux fossiles avec des marteaux
Ils combattent soudés autour de cette cause
Défenseurs insoumis d’une vie en prose.
Jésus
La Vie en Rose
Paraît que nos ancêtres se sont connus au Paradis,
Force est de constater que notre environnement a bien changé,
On a dû boire des litres d’hydromel pour rester aussi longtemps sous anesthésie !
C’est fou quand même qu’on ait rien vu arriver jusqu’ici !
On a intérêt à se bouger pour un jour tout changer,
Ne plus se réveiller la nuit, avoir peur le jour… retrouver notre Paradis…
Marre de voir ces gens n’être l’ombre que d’eux même,
Raser les murs, baisser la tête, être sans cesse sur le fil…
Difficile équilibre, entre rêve et réalité… pour jongler il faut être habile !
L’échec et la différence sont interdits pour mieux cultiver les haines.
En voulant m’étirer tel un élastique au dessus de la fracture sociale,
Je n’ai reçu comme récompense qu’un coup de pied facial ! ! !
Ce n’est pas cacher derrière mon stylo à jeter sur le papier les mots,
Que demain matin je vais retrouver le sourire et saluer mon voisin,
Dommage vous me direz, il suffisait pourtant de lui tendre la main,
Fallait y penser mais le Respect n’est pas qu’un mot !
Force est de constater que notre environnement a bien changé,
On a dû boire des litres d’hydromel pour rester aussi longtemps sous anesthésie !
C’est fou quand même qu’on ait rien vu arriver jusqu’ici !
On a intérêt à se bouger pour un jour tout changer,
Ne plus se réveiller la nuit, avoir peur le jour… retrouver notre Paradis…
Marre de voir ces gens n’être l’ombre que d’eux même,
Raser les murs, baisser la tête, être sans cesse sur le fil…
Difficile équilibre, entre rêve et réalité… pour jongler il faut être habile !
L’échec et la différence sont interdits pour mieux cultiver les haines.
En voulant m’étirer tel un élastique au dessus de la fracture sociale,
Je n’ai reçu comme récompense qu’un coup de pied facial ! ! !
Ce n’est pas cacher derrière mon stylo à jeter sur le papier les mots,
Que demain matin je vais retrouver le sourire et saluer mon voisin,
Dommage vous me direz, il suffisait pourtant de lui tendre la main,
Fallait y penser mais le Respect n’est pas qu’un mot !
Rom
La Coupe est pleine…
Il y a tous les peuples de la Terre, nomades.
Les lions de la Terranga, pas si indomptables,
Les éperviers, les éléphants et les coqs français.
Il y en a de toutes les couleurs, des foncés,
Et des clairs aussi, qui dansent, en farandole,
Comme des enfants, blancs, métis et créoles.
Il y a de la vie et il y a en nous le fol espoir
Que rien ne fasse dévier le ballon de sa trajectoire,
Brosse, zéphyr ou battement d’ailes d’un papillon,
Brin d’herbe d’une motte qui fait les faux rebonds,
Ou même une petite taupe, qui viendrait taper l’ballon,
Que le Goal, cerbère en cage et au bras long,
Ne pourrait arrêter, comme une roulette castellane,
Une Panenka ou une Madjeir faite par Zidane.
Dans l’ombre, Diego s’en va serrer la main de Dieu,
Au lieu de faire, des feintes, des passes et des une-deux,
Les attaquants se faufilent comme des anacondas,
Espérant que le gardien fasse une Arconada.
Si c’est le cas : Merci ! De nada, qu’il dit,
Ou Bitte schoen, si c’est Lehman, que Kahn haï.
Si tu vois des silhouettes jaunes, c’est pas les canaris,
C’est la Seleçao, qui tire comme l’inspecteur Harry.
Au Brésil, ils flippent, quand Henry frappe,
Eux préfèrent les artistes et les flip-flaps.
Mais chacun fait comme y veut, il n’y pas de loi.
C’est qu’un bout de cuir, des hommes et de la joie.
Un peu de haine aussi, quand on a peu de QI :
" La balle n’a pas franchi la ligne… Mon cul, oui !
A mort, l’arbitre ! A lui-même, il se ment. "
Passements de jambes et pour Owen, pansements.
Et pincement de cœur pour Djib, jambes élastique,
Qu’aurait bien tapé dans la balle en plastique.
Les médecins lui ont mis des bandages mous,
Pour lui rappeler qu’ils sont comme nous,
Sauf que des millions d’yeux les contemplent, eux.
Je n’ai qu’une chose à dire : allez les bleus !
AD
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