C'est à la lueur du soir,
Son coeur empli de désespoir,
Qu'il lève les yeux au ciel
N'y trouvant que du fiel.
Esperant que l'alcool,
Rende sa vie plus folle.
Il sort son tire-bouchon
Et ouvre un Saint-Emilion.
Quelques verres plus tard,
Comme presque tous les soirs,
Renfermé dans son monde,
Où jamais, les idées ne fécondent.
Il est tout seul chez lui.
Affalé sur son lit.
Le Soleil se lève bientôt,
Sur un jour qu'il espère nouveau.
Titoine
Le meilleur ami de l’homme
Sèches tes larmes mon fidèle compagnon
Tu pourfends chaque soir la triste sobriété
Toi mon ami, mon précieux tire-bouchon
Tel un glaive, à la robe de métal étoilée
Chevalier de l’ivresse, combattant du fiel
Tes talents ouvrent les portes de mon âme
Et projettent mon esprit au delà de ce ciel
Pour échapper à ce monde cruel et infâme
Défenseur de la veuve et de la villageoise
Tu fécondes les pensées les plus creuses
Et si parfois je te trompe avec la cervoise
Unis nous serons pour vaincre la faucheuse
Jésus

Voilà donc l’histoire d’une norvégienne
Gaulée comme une chienne
Le genre de femme vraiment sans gène
Qui lors du coït n’est pas sans rappeller la hyène
Cette gadji arrive donc au comptoir
(Du bar ? La rime est rare…)
Et croise un gars du genre couche- tard
Le genre de gars qui (y) va dard-dard
Elle lui balance « Dis-moi p’tit salopard ?
C’est-y pas une lueur d’espoir
Pour ton gros dard
Que j’vois dans ton r’gard
Qui me semble aussi hagard
Que celui de Roger Martin du Gard ?
M’est avis que c’est l’genre d’histoire
Qui va finir dans le noir
Au fond d’un hangar… »
« Mais non » lui répond le moribond
« Ecoute mon p’tit dindon
Tout ce que je veux c’est ton con
De mari en prison
Yen a marre de sa gueule de fion
A toutes les saisons »
C’en est trop pour la chérie
Qui sur ce prend ses jambes en furie
Retourne illico en Scandinavie
Où elle finit bien tristement sa vie.
La morale de cette histoire
C’est qu’à vouloir féconder sans raison
On finit souvent dans un lupanar
Avec la queue en tire-bouchon.
Mal

Errant à travers chemins et champs
Voyageant sur chaque continent
Je me mis à la recherche de l’Amour
Pour un jour finir ce tour !
Rencontrant un vieux cochon,
Vivant depuis la nuit des temps en Chine,
Avec sa queue en Tire-bouchon.
Pendant des jours, nous discutâmes
Le tout, sans état d’âme,
De notre refus de courber l’échine !
De son avis d’expert
Me faisant penser à mon père
Il me conseilla d’éviter
D’un jour, une femelle féconder.
Surpris par cette réaction
De la part d’un luron de cochon
Je lui demandais des explications !
Mon brave me dit-il,
Mon seul conseil est l’Exil !
Car notre monde est bien trop menaçant,
Pour souhaiter y voir grandir son enfant.
Ayant enfin trouver un but
Autre que celui d’une culbute
Je conquis mon territoire
Et y fit construire un manoir.
Puis partant en quête,
A la recherche de ma Claudette,
Je mis un certain temps,
Me cassant les dents,
Avant de trouver celle,
Que je ramènerai sur ma parcelle !
L’élue trouvée…
Puis au palais ramenée…
Nous avons longtemps tergiversé
Avant de nous jurer amour et fidélité !
Suivant plus que de raison
Les conseils du Vieux Cochon,
Nous bâtîmes notre bulle
Pour y mélanger spermes et ovules,
Et voir un jour notre mélange
Mon Dieu que c’est étrange…S’incarner en ange !
Rom

Soudain un objet sort de sa poche
Lentement commence son approche
Le tire bouchon frôle le verre
Et courageusement persévère.
Il va rageusement féconder le liège
Tranquillement enfoui dans son siège
Le maître apprécie aussi
Et son estomac qu’il remplit.
Le vin est bon
Sortez les tires bouchons !
TiTou

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